De quoi je me mêle ?

2 novembre 2007

Aujourd’hui…

Publié par pierojapon dans Moi

… il fait beau, les oiseaux chantent, et on s’en fout. J’ai aussi modifié légèrement le site, ajouté quelques liens dans la barre de menu sur votre droite, et quelques autres fonctions sans grand intérêt.

J’en profite pour vous demander ce que vous aimeriez voir sur ce blog : plus de photos (Du genre touristiques ? Vie de tous les jours ? Oui, des photos de jolies filles, je sais, je fais ce que je peux…), plus de liens, plus d’infos sur le Japon… ?? Hésitez pas à demander, moi ça m’amuse bien de faire ça. 

1 novembre 2007

Home is where the heart is/ aches

Publié par pierojapon dans Moi

Voilà, c’est fait, la Banana House fait partie de notre passé, et nous voilà désormais installés à Itami City, chichement certes, mais installés. Plus de gros lourdaux japonais montant les escaliers comme des troupeaux d’éléphants, plus de téléphone  »public » sonnant à tort et à travers, plus de cafards, plus de moustiquaires trouées, plus d’australiens aux rires tonitruants traversant les murs et même les planchers, plus de traces de pneus ni de vestiges d’estomacs retournés dans les toilettes, etc, etc… La nuit est vraiment calme ici, malgré le voisin que j’entends ronfler depuis mon lit (…). Le matin, c’est une autre histoire. La faute à un petit aéroport situé dans les environs et à deux putains de clébards qui passent leur temps à aboyer… Aussi, l’isolation sonore légendaire des bâtisses japonaises implique qu’on se fasse aisément réveiller par un colocataire allant se soulager la vessie ou lavant une tasse à la cuisine, ceci dit à moi de prendre un rythme plus « normal », étant le seul qui n’ait pas d’occupation salariale dans la maisonnée pour l’instant (c’est pourtant pas faute de consacrer du temps/ de mettre de la volonté à chercher, quoique vous en pensiez – oui, je vise quelqu’un en particulier ;) ).   

la vie en grisentréedouche

Depuis notre appart’ (situé au premier étage, au centre, sur la photo ci-dessus), on peut rejoindre Osaka-Umeda en comptant une bonne demi-heure, pour peu qu’on se rende à la station JR en vélo (5 minutes, 15 à pied) et que l’on n’ait pas à attendre trop longtemps la venue d’un train express (deux par heure). Le mieux étant de prévoir un peu de marge si l’on a un rendez-vous pour lequel il ne vaudrait mieux pas être à la bourre. C’est donc très correct, et relativement similaire à ce qu’on a connu jusque là. Et, comme vous l’aurez compris, nous avons donc rejoint les troupes des riders de trottoirs. Ca fait bien plaisir de balancer des coups de klaxons pour que les piétons fassent place, chacun son tour, hein. 

salle de bains  cuisine/ salon de fortune

Niveau équipement, Yûki a grave assuré et la cuisine est déjà presque complète : frigo, four, micro-ondes, gazinière, machine à café, TV, table, chaises… Il nous a aussi fourni un lit et est allé nous en acheter un second ainsi qu’une machine à laver, et son père nous a grâcieusement rempli le frigo dès notre arrivée. Au final, on n’aura pas grand chose à payer dans tout ça, heureusement en même temps vu qu’on est pas non plus là pour dix ans, mais c’est tout de même supra-cool de sa part. La semaine prochaine, il organise même une petite soirée à l’appart’ pour nous présenter les amies de sa copine (soirée chicots en perspective)… « Yûki : il se décarcasse ». 

ma piaulebalcon/ fumoir 

Le seul vrai point négatif à mon avis, c’est qu’on peut pas cloper à l’intérieur. Heureusement, deux des chambres (dont la mienne) donnent sur un petit balcon qui évite de devoir sortir sur le palier, mais si les températures sont encore très agréables actuellement, dans les mois à venir ça risque de moins le faire. Ah et aussi, on a pas vraiment la place pour installer un bon vieux canapé dans la cuisine, du coup c’est un peu spartiate pour mater la téloche mais vu le niveau, c’est vraiment, vraiment loin d’être grave (c’est un peu à l’image des japonais moyens – du moins l’idée que j’en ai pour l’instant : ça cause quasiment que de bouffe et de voyages).

Sinon, Internet devrait être installé d’ici un petit mois. Pour l’instant je squatte la connexion d’un voisin sans doute un peu ignare en matière d’Internet qui n’a pas sécurisé son accès wi-fi. Pourvu que ça dure, même si le débit ultra-faiblard ne me permet clairement pas de télécharger quoique ce soit.

Pour finir, quelques photos (la seconde est un espèce de cendrier – à l’ironie profonde - au fond duquel on peut verser de l’eau, c’est un peu le modèle réduit de ceux qu’on trouve à tous les coins de rue par ici), et un lien pour terminer l’article en beauté. Ames prudes et sensibles s’abstenir (vraiment – j’écris pas ça pour rire et vous inciter encore plus à cliquer…), c’est un extrait d’un manga trouvé à la Banana House, et qu’on ne vienne pas me dire après ça que les japonais ne sont pas, pour partie d’entre eux, vraiment dérangés…  

 Namco Land (c'est nul) ha ha... kutabare...

http://www.imagehosting.com/show.php/1321620_mangax1.jpg.html

30 octobre 2007

Ce n’est qu’un au revoir…

Publié par pierojapon dans Moi

Aujourd’hui, c’est déménagement et je ne sais pas trop quand je vais de nouveau pouvoir accéder quotidiennement au net, donc je suis pas sûr de maintenir mon rythme de « publication » pour les temps à venir, mais je ferai ce que je peux (squat’ au Mac Do ou au Starbuck pour peu que j’en déniche à Itami, ce qui est loin d’être gagné vu le côté « countryside » du coin).

En guise d’adieux à la Banana House, après être allés manger un mets copieux accompagné de quelques binouzes à Osaka en compagnie d’un pote français et de sa copine, nous aurons terminé la soirée sur le toit de la guest-house, avec quelques autres potes ayant rejoint la troupe, à taper la discute jusqu’à deux heures du mat’ (merci au distributeur de bières de la Banana et à Chika pour nous avoir fait partager un sacro-saint pétard une fois rentrés ! Just perfect). Content de partir pour de nouveaux horizons mais aussi un peu triste de ne plus pouvoir croiser certains collègues tous les soirs comme c’était le cas jusqu’alors. L’ambiance va changer grandement à compter de ce soir, plus de calme c’est certain, moins de folie aussi…

Concernant l’entretien de dimanche, eh bien………………….. réussi ! Nan, je déconne. Comme je m’y attendais, mon niveau de japonais oral était trop limité (difficile de tricher malheureusement). Et je comprends parfaitement que ça puisse faire rechigner la manageuse, imaginez-vous devoir renseigner des clients alors qu’une fois sur deux vous ne comprenez même pas ce qu’on vous demande. Ceci dit, dans le pire de cas, on me rappellera dans deux mois pour une petite conversation téléphonique, histoire de voir si je me suis amélioré… J’espère bien avoir trouvé autre chose d’ici là, mais c’est toujours sympa de voir qu’on a pas fait une trop mauvaise impression malgré tout.

Hier, visite hebdommadaire au Hello Works, et de nouveau sortie bredouille (juste un CV à envoyer pour un boulot de…. prof de français… et autant dire qu’avec la faillite de Nova – la plus grosse école privée de langues étrangères au Japon – la concurrence va être plus que sauvage sur ce genre d’offres). Par contre, mon interlocuteur m’a un peu rassuré en m’assurant que j’avais bien progressé à l’oral depuis la semaine précédente, surtout en termes de compréhension, et qu’à ce rythme je devrais bientôt pouvoir prétendre à certains boulots nécessitant une maîtrise minimale de la langue.

Bon, comme il ne me reste que deux petites heures pour me laver, préparer mes affaires, etc… avant de vider les lieux, pas trop le temps de m’éterniser (j’ai tenté d’écrire hier soir mais pas moyen…), alors je vous bise tous, et prenez soin de vous. A bientôt j’espère !

25 octobre 2007

Neko rampage

Publié par pierojapon dans Eux, Moi

Un petit billet rapide, vu qu’aujourd’hui je m’emmerde un peu et que je ne suis carrément pas motivé pour bosser mon japonais.

En se balladant dans les quartiers résidentiels locaux, il n’est pas rare de croiser des devantures de maisons parsemées de bouteilles d’eau remplies, bordant généralement les haies et autres points d’accès potentiels aux jardins qu’ils abritent. Souvent disposées avec un soin tout particulier quant aux distances les séparant, on ne peut que s’interroger quand au sens d’un tel dispositif. Il ne s’agit ni de ravitaillement à destination d’éventuels clochards ou de joggeurs assoiffés, pas plus que de munitions utilisées afin d’abreuver quelque plante ou arbuste, non. En fait, véritable héritage traditionnel, ces bouteilles serviraient à éloigner les chats errants. Dès lors, de deux choses l’une. Qu’on m’explique comment, quelques centaines d’années auparavant, nos amis japonais parvenaient à se procurer des bouteilles en PVC d’eau minérale et surtout comment un chat peut être assez con pour avoir peur d’une eau dans son contenant. La tradition part effectivement en sucette, mes amis…    

chat échaudé craint l'eau en bouteille ?!?

Concernant ma quête du saint job, eh bien, c’est toujours la misère (d’où l’émergence d’un certain ennui ces derniers temps). J’ai réussi à décrocher un nouvel entretien dimanche prochain – pour une majorité de magasins et autres services le dimanche n’est pas un jour chômé au Japon ; pour un poste d’agent d’accueil dans un depato (je suppose qu’on peut traduire ça par « galerie marchande »/ « department store », en l’occurence un building d’une dizaine d’étages rempli de shops et autres restaurants). Un boulot plutôt ingrat qui consiste à renseigner les clients potentiels qui se perdent dans cette jungle capitaliste ou qui sont tout simplement trop feignasses pour chercher où aller claquer leur fric sur les plans affichés ça et là. Il y a aussi un côté « attirer le chaland » (ou la chalande dans ce cas précis) puisqu’apparemment ce depato, assez fashion, recrute exclusivement des étrangers à bonne gueule pour ce taf… Le hic (parcequ’il y a toujours un hic comme vous l’aurez remarqué), c’est qu’il faut un minimum d’aptitudes en conversation japonaise, et d’ailleurs l’entretien se déroulera uniquement dans la langue de Mishima, la recruteuse ne parlant tout simplement aucun autre idiome. D’après ce que j’ai compris d’ailleurs, tout se jouera là-dessus, soit mon niveau convient et j’ai le job, soit « on me rapellera » (ha ha…). Enfin bon je tenterai le coup, j’ai rien de mieux à faire même si pour le coup ça va aussi m’empêcher d’aller fêter Halloween à plein régime samedi soir. Et ça, ça m’emmerde un peu, tout de même.

Enfin, voici quelques nouvelles photos de la Banana House, où l’on s’attardera sur les douches cette fois-ci. Au moins, il y a toujours de l’eau chaude, et sans limite de temps…    

 rouille... délabrement...

PS : encore un anime à vous présenter, vraiment très sympa et prenant, et pour une fois pas spécialement sombre malgré son titre : « Darker Than Black » (ceci dit j’en suis qu’à la moitié, ça peut toujours dégénérer en massacres de grands-mères et viols de bébés par la suite, on sait jamais…).

Image de prévisualisation YouTube

23 octobre 2007

Dans la masse, personne ne vous entendra crier…

Publié par pierojapon dans Eux, Moi

Aujourd’hui, j’ai pu aller retirer ma « Alien Card ». Bon nombre d’entre vous savent déjà à quel point les japonais aiment s’approprier des mots anglais pour les retranscrire en katakana (un des syllabaires) et les intégrer dans leur vocabulaire. Bah ouais, l’anglais, c’est trop cool, alors forcément… (le français, ils aiment aussi beaucoup, tiens rien que tout à l’heure, une enseigne : « Me Dog Merci »… j’avais pas mon appareil photo avec moi, dommage). Si ça n’a aucun sens, c’est pas grave tant que ça sonne bien, et puis avec une langue aussi baisée que la leur, on en viendrait presque à les pardonner (oui, je suis un peu de mauvaise foi, là – quoique). Au début, et sans m’être documenté, je pensais donc que le terme « alien » était ici utilisé à mauvais escient, comme pour faire ressortir plus de différences que de raison entre un étranger et un autochtone. En fait, il semble qu’il n’en soit rien, et que contrairement à « foreigner » qu’on utilisera pour toute personne de nationalité différente de celle du pays où elle se trouve, « alien » désigne plus précisément une personne administrativement installée dans un pays étranger. Un « alien » est donc de facto un « foreigner » mais l’inverse ne se vérifie pas nécessairement. Si quelqu’un à des infos plus pertinentes à ce sujet, elles seront les bienvenues.  

le huitième passager...

Mais en fait, je voulais plus particulièrement revenir sur la xénophobie, au Japon, et en tant que phénomène. Se retrouver ici apporte comme prévu un éclaircissement sur le sentiment que peuvent ressentir, par exemple, les étrangers vivant en France. Je m’explique. Depuis quelques jours, je crois que j’étais un peu tombé dans un travers où beaucoup semblent s’égarer, à savoir que je percevais le moindre regard et la moindre attitude « suspecte » comme un acte de xénophobie à mon encontre. Du coup, la moutarde me montait assez vite au nez, et à plusieurs reprises je me suis retrouvé à sortir du métro en colère ou à marcher dans la rue avec un air bien énervé. Puis, tâchant de mettre un peu d’eau dans mon vin, je me suis rendu compte que je commençais à jouer ma vierge effarouchée, après tout ces gens là n’avaient pas un comportement tellement différent de celui des français. Bien sûr, dans certains cas, il n’y a rien à excuser, comme par exemple ces gens à côté de qui vous prenez place sur une banquette et qui, quelques instants après, se lèvent pour aller s’asseoir un peu plus loin, ou encore ces seniors qui vous regardent comme si vous veniez d’égorger leur chien. Mais le fait d’évoluer dans un pays de culture ostensiblement différente (ce qui fait que certaines de nos manières, gestuelles, conceptions héritées de manière naturelle peuvent attirer l’oeil local), où l’on ne comprend que quelques soubresauts linguistiques arrachés à la volée dans une conversation qui ne nous concerne le plus souvent pas, peut rapidement prêter à confusion, avec les résultats qu’on connaît. De la même manière, sur les centaines de personnes qu’on croisera dans une journée (et autant dire qu’ici on en croise, des personnes !) , il suffira qu’une seule d’entre elles se conduise peu convenablement pour que l’on puisse se retrouver à pester contre l’ensemble de ses pairs. L’amalgame facile de l’étranger un peu paumé : se réfugier/ rassurer dans la colère, qui peut vite devenir violence. J’espère être assez clair dans mes propos, et que tout ça ne ressemble pas à un pavé de verbiage indigeste, vain et de bas-étage mais bon, j’écris sur ce qui me préoccupe sur le moment, et comme – à mon grand regret - c’est un peu le vide intersidéral,voilà.    

Hormis ces quelques considérations sociologiques, je suis finalement sorti de ma tanière vendredi dernier pour un petit aperçu de la vie nocturne à Osaka. Alors bon, au final, il faut compter un budget relativement équivalent à celui d’une soirée bien remplie en France. Il y a sûrement moyen de trouver des plans meilleur-marché, mais une bonne partie des clubs vous ouvrent leurs portes contre une somme oscillant autour des 3 000 yens (une vingtaine d’euros), avec une boisson comprise, et ensuite comptez un minimum de 500 yens par drink (3 euros). Le truc, c’est que comme en général vous logez très loin des lieux de beuverie, il faut soit rentrer très tôt, soit rentrer très tôt mais le lendemain, les trains terminant dans le meilleur des cas leur service aux alentours de minuit. Le budget boisson peut donc très rapidement exploser sur la durée, et en rajoutant un Mac Do ou autre donburi (pour les connaisseurs) au petit matin, histoire de colmater tout ça et d’éviter la petite galette dans le train lors du retour, la soirée coûte finalement relativement cher. Ce vendredi donc je me suis fait traîner dans un club Drum’n Bass, après une escale dans un petit bar bien sympathique dont j’ai oublié le nom, et comme il avait plu toute la journée il n’y avait pas foule ce soir là, ni dans la place ni dans les rues (mais tout est relatif, comprenez par là qu’on avait pas à jouer des coudes pour circuler). Une chose à noter cependant : les japonais ne semblent pas s’exciter beaucoup sur le dancefloor, parfait en ce qui me concerne (les deux personnes les plus « énervées » de la soirée étaient sans conteste mes deux collègues de biture) !

Je termine avec deux photos pas très réussies prises ces derniers temps, histoire de mettre un peu de couleur sur le blog. La première montre une enseigne maléfique tentant de perturber la rigueur japonaise dominante, la seconde dépeint à mon sens à merveille l’environnement urbain japonais : complètement fucked up ! Promis : je ferai mieux les prochaines fois.   

enseigne subversive  melting pot urbain

17 octobre 2007

Un mois déjà…

Publié par pierojapon dans Moi

Bah oui, voilà déjà un mois de passé au Japon, et s’il fallait faire un bilan, voilà ce qui en ressortirait…

Joie :

- le temps passe vite, très vite, trop vite ?

- le climat est plutôt agréable

- les clopes, la bouffe… pas cher mon frère, et facile à trouver à toute heure de la journée ou de la nuit

- la bouffe (encore, mais y’a bon) 

- les bars ferment tard, ou tôt, c’est selon (quand ils ferment)

- les français du coin sont tranquilles, du moins ceux rencontrés pour l’instant (ça pourrait expliquer le fort pourcentage d’abrutis qu’on peut croiser « chez nous »)

- certains japonais sont vraiment, vraiment, sympas et attentionnés (mais ça cache sûrement quelque chose)

- beaucoup de filles mignonnes (la bouche fermée) 

- no more weed 

- Bioshock 

 

Envie de meurtre :

- les transports en commun (lents, bruyants, chers, bondés), les cyclistes qui roulent sur les trottoirs (99% de la population), l’impolitesse coutumière/ indifférence généralisée (visiblement, il faut s’énerver pour obtenir des excuses dans la majorité des cas…)

- trouver du boulot quand on n’est pas anglophone/ chinois/ coréen de naissance

- la xénophobie latente

- les autres japonais, à savoir ceux qui font des bruits de bouche bizarres quand ils vous croisent, ceux qui farfouillent dans leur nez dans le métro, TOUS les vieux, ceux qui s’obstinent à vous parler (mal) anglais plutôt que de vous parler dans un japonais plus simple/ lent…

- les moustiques (toujours fidèles au poste malgré le temps qui se rafraîchit)

- le voisin, dont le mur mitoyen se situe à un mètre de ma fenêtre, qui me fait profiter de sa tuberculose trop tôt le matin et parfois sort balayer à 4 heures du mat’ (bon, au moins, lui il devrait bientôt crever tout seul)

- no more weed

- mon japonais qui ne s’améliore vraiment pas beaucoup

 

Pour tout vous avouer, le dernier point commence à pas mal me tracasser, certes il faut un peu de temps avant de trouver ses marques ici, de rencontrer des gens (des gens japonais, hein), tout ça. N’empêche que… Heureusement, la colocation avec Yûki, si « utilisée » à bon escient, devrait remédier en partie au problème, du moins je l’espère. En parlant de ça, le propriétaire a finalement donné son accord, et si tout se passe comme prévu (notez ma méfiance), nous emménagerons le 30 octobre à Itami.

Sinon, sur le front du travail c’est par contre moins enthousiasmant. Le plan « jardin d’enfant » m’a l’air assez mal barré. Comme pévu, je m’y suis rendu en début de semaine avec Patrick, la personne que j’aurais pu remplacer, histoire de me faire présenter et de voir comment se déroulait un cours. Seulement, à la surprise générale, au lieu de la gentille secrétaire censée me faire passer un entretien, je me suis retrouvé face à un prof d’anglais et à une nouvelle livraison de questions bien connes, auxquelles on ne sait jamais trop s’il vaut mieux répondre en se mettant en avant ou plutôt jouer la carte de la modestie (« pourquoi tu penses pouvoir enseigner à des enfants », « quelles sont tes qualités », gna gna gna…). Et surtout, le type semble avoir tiqué sur le fait que je n’aie pas d’expérience préalable, ni des enfants ni de l’enseignement, ce qui aux dires de Patrick même paraissait assez déplacé puisqu’une bonne partie des enseignants de l’établissement seraient apparemment dans le même cas. Alors maintenant je vais mentir, parce que j’en ai franchement ras le cul de me faire entuber de la sorte. Bon, si je n’obtiens pas la place, c’est pas dramatique non plus, il n’y avait que cinq cours à donner par semaine pour un salaire d’environ 55 000 yens par mois (et défraiement en sus). C’est juste que ça me plairait bien, pour avoir donc assisté (et un peu participé) à deux cours, j’ai pu constater à quel point le boulot n’était pas compliqué, et les mômes sont plutôt marrants (j’ai même l’impression que certains m’aiment déjà bien)…  Bref, si pas de nouvelles d’ici le début de semaine prochaine, ça voudra dire que c’est mort, et quoiqu’il en soit je cherche toujours un autre job à mi-temps. Ca va bien finir par tomber, bordel.

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