De quoi je me mêle ?

11 février 2008

L’hiver, il neige (eh oui…)

Publié par pierojapon dans Divers, Eux, Moi

 Rien de plus normal, non ? Mais puisqu’ici le temps qu’il fait est au centre de toutes les préoccupations et s’invite dans toute conversation, trois flocons tombent et nos amis japonais n’en peuvent déjà plus. « Oh, il neige, sugeeee !! ». Après deux ans d’absence, vendredi dernier la neige a donc fait son grand retour à Osaka. Au boulot, mes abrutis de collègue n’ont rien trouvé de mieux à faire que d’ouvrir les portes pour que tout le monde puisse profiter de ce magique spectacle… Quitte à ce qu’on se choppe tous un coup de froid, et peu importe si certains patients se traînaient déjà une crève… Y’a vraiment des coups qui se perdent, sans déconner. Surtout que la neige, c’est sûr c’est joli, à la campagne bien à l’abri. En ville, y’a quand même rien de plus emmerdant et dégueulasse à mon humble avis. M’enfin bon.

Et la Saint Valentin d’approcher. Le 14 février ne dérogera pas à la règle, et sera fêté comme il se doit par nos amis japonais. Quoique… A vrai dire, ici, la tradition veut que seules les filles offrent des présents aux garçons. Et l’on ne se limitera pas au(x) seul(s) petit(s) ami(s), non non, on arrosera de préférence tous ses amis et collègues de travail, le plus souvent de boîtes de chocolats. Mesdemoiselles, rassurez-vous : le 14 mars, aussi appelé « white day », sera l’occasion du retour de manivelle, et ce sera alors votre tour de recevoir monts et merveilles sucrés. Pour l’heure toutes les boutiques dignes de ce nom ont donc sorti l’arsenal promotionnel fourni en petits coeurs ardents, à l’est on est loin de perdre le nord si je puis me permettre. Le Japon est vraiment un pays hallucinant du point de vue du nombre de bricoles, gadgets et autres goodies que l’on peut trouver à la vente. Pas de photos pour l’instant, mais presque chaque jour est pour moi l’occasion de découvrir de nouvelles petites choses si inutiles qu’elles en deviendraient indispensables. Punching ball pour doigts, guitare électrique Doraemon, sushis en chocolat, j’en passe et des meilleurs…

Terminons sur un petit mp3 en libre écoute - en espérant que le lecteur fonctionne, titre extrait du split Sed Non Satiata/ Daïtro sorti dernièrement. Un putain de bon disque en passant. Consommez !

Sed Non Satiata – les hommes sans visage

On aurait certainement dû s’enfuir loin d’ici avant de devenir des hommes sans visage. Les mains en sang se perdre avant de revêtir. Le masque blanc des hommes sans visage. On aura beau désensorceler les sens par ces instants où rejaillit l’essence de l’être et roule sous la cire, avant qu’un râle ne se fasse sentir, celui des hommes sans visage. Sous ce masque un être meurt à bout de souffle il finira par céder comme ensorcelé sous ce masque qui emprisonne chacun de ces regards. On proscrit les comportements pouvant nuire, en quelque sorte s’effacer ou mourir, sous ce masque un être meurt. Alors laisse nous donc appartenir à cette frange d’être satisfaits mais morts. A corps perdu vers l’existence, pour mieux fuire cette frange rance d’individus pour qui l’exutoire n’est que le masque de l’avoir. Les hommes sans visage ont investi les rues, ils trainent…

今日めちゃ二日酔いやで。頭やお腹が痛くて、何もしないで、寂しさがちょっと強い。きみに会いたい。化け物っぽい写真を発表してから、ごめんなさい!新しい妖怪が生まれた。頭の二つやつにはどんな頭が脳を持ってるか?

ちゅちゅ。 

こらこら! 

29 janvier 2008

En bref…

Publié par pierojapon dans Eux, Moi

Pas de nouvelles depuis un petit moment, je sais. Ces derniers temps, entre le taf et les sorties diverses, je passe assez peu de temps à la maison, et c’est pas plus mal comme ça.

Je me suis engagé à travailler jusqu’à fin mai auprès de mon employeur, visiblement c’est déjà trop court à son goût, pourtant vu comme on est parfois traités (on est deux étrangers à bosser là), je comprends pas trop bien… Certains jours on est juste bons à subir la mauvaise humeur hiérarchique, enfin surtout mon comparse canadien, vu qu’il est là depuis plus longtemps que moi. Mais comme il part bientôt et qu’un nouveau va prendre sa place, ce sera bientôt à mon tour de « prendre les coups ». Genre la semaine dernière, lundi, on débarque, et après les habituels préparatifs, on se met à discuter cinq minutes et là la boss déboule : « de quoi vous parlez ? », « c’est pas un lieu pour socialiser, et comme je comprends pas ce que vous dites, je crois que vous en profitez pour vous foutre de ma gueule ! », etc… Bonjour la parano, surtout que bon eux ils passent leur temps à jaqueter toute la journée (et on est loin de tout comprendre nous aussi !). Et c’est qu’un exemple… Je serai bien content de mettre les bouts n’empêche, même si certains jours se déroulent dans la bonne humeur.

Hormis le travail, on se gèle pas mal le cul ces derniers temps, et comme les apparts japs sont ce qu’ils sont – c’est à dire hyper mal isolés, c’est pas super agréable. Le confort perso ici on connait pas trop quand même. A moins, bien sûr, d’avoir la bourse bien pleine (pas de mauvais jeu de mots, merci), mais vraiment, quoi. Vous imaginez même pas comme je rêve d’avoir un canapé (ou plutôt : la place pour avoir un canapé)…

Je voulais en coller une tartine, mais il est déjà tard, je fais dix mille trucs en même temps, alors j’en reste là et termine avec quelques tofs.   

Un dimanche matin à Shinsaibashi, America Mura (fameuse place la nuit venue où on peut trouver plein de gaijin sympas en train de siffler des binouzes) :

les maiko modernes... ou pas

Le paysage que je vois très souvent, trop souvent (la gare JR proche de notre appart’) : 

En bref... dans Eux 20janv2008005640x480.vignette

L’aquarium du port d’Osaka (vu de dehors, j’y ai pas mis les pieds) :

Et on est sévère avec la drogue au Japon...

Le Purikura, sport majoritairement pratiqué par les jeunes demoiselles en groupes, ou les couples… Un genre de photomaton où tu peux ensuite retoucher ta photo via un combo écran tactile/ stylet :

 D  !!

あゆちゃんは今回も恥ずかしいか?フランスで有名になったら、僕のことを忘れないな!またプリクラに遊ぼう。さー今こそ全てな。あるフランスの友達が日本語を分かれるから、僕もちょっと恥ずかしい… :)   

8 janvier 2008

Et bonne santé, surtout, hein…

Publié par pierojapon dans Moi

La première semaine de janvier est pour beaucoup d’employés une semaine qui, si elle ne contient de base qu’un jour férié (le 1er), se transforme en une suite de day-offs bienvenus. Terriblement bonne nouvelle (et surtout inattendue) dix jours plus tôt, suivie d’un démarrage bien sympathique avec des nuits sans sommeil, des siestes de train ou au Mac Do de petit matin, entrecoupées de journées de glandouille bien méritées, jusqu’à ce qu’en milieu de semaine me tombe dessus ma némésis de toujours : la crève (salope). Du coup, les vacances se prolongent (déjà deux jours chômés en plus), pas moyen d’aller bosser dans ces conditions, alors je zone à la maison, et ça commence à me gonfler…

Voilà, même à dix mille bornes, j’arrive toujours à me plaindre et à le faire savoir :) 

8 janvier 2008

Ces fêtes toutes faites…

Publié par pierojapon dans Eux, Moi

Au Japon, en fin d’année, il est d’usage de participer à des soirées entre collègues de travail appelées Bônenkai (忘年会), qui ont, comme leur nom peut l’indiquer, comme raison d’être l’occasion d’ »oublier » l’année passée, si possible en se mettant une grosse murge… Une bonne saison pour les restaurants et autres izakaya (genres de « brasseries » japonaises : on peut y manger et/ou y boire) qui sont pour la plupart pris d’assaut par les réservations.

C’est ainsi que durant la dernière semaine de décembre, pas moins de trois bônenkai furent organisées par l’organisme où je travaille : une globale pour le groupe dans son intégralité, une concernant mon établissement, et une dernière pour les WH makers et les baito. Pour m’être rendu à la première citée (un peu à contre-coeur mais c’était en même temps ma Kangeikai ( 歓迎会 – fête de bienvenue), donc pas trop le choix), autant avouer que c’est loin d’être une partie de plaisir. Une salle avait été réservée pour une durée de trois heures (et attention, pas une minute de plus), avec du personnel qui apportait sans cesse de la bouffe et servait les boissons à volonté. Jusque là, tout va bien. Premier bémol : on ne choisit pas sa place, des membres de la boîte, responsables de l’organisation de la soirée, s’étant chargés auparavant de répartir les divers participants selon une logique qui m’échappe encore. A peine le temps de s’installer, et là le cauchemar commence. Ces mêmes organisateurs se mettent à faire un show miteux et à faire participer tout le monde à des jeux au mieux débiles, pour une ambiance gravitant entre la soirée troisième âge et le jardin pour enfants, non sans inciter tout le monde à bien se torcher la gueule, évidemment. C’est à peine si on a le temps de manger tellement on se retrouve censé applaudir toutes les quinze secondes. D’ailleurs les « présentateurs » n’hésitent pas à nous encourager par des « allez, gavez-vous, le temps qu’on prépare le jeu suivant ! ». Une vraie horreur, d’autant plus qu’au bout d’une heure, la salle devient vraiment assourdissante, comme bon nombre de participants semble bien s’amuser et affiche une mine de vainqueur rougie par l’alcool (et, souvent, quelques verres seulement font l’affaire ici-bas…). Au final, pour moi, pas possible d’en profiter quand on te tient par la main (tire par le bras) toute la soirée à te dire : « alors maintenant fais-ci, maintenant mange, bois, viens jouer à mon jeu à la con, parle avec les abrutis qu’on a collé avec toi à table, etc », désolé, mais le stress et le speed ça va pas vraiment de pair avec le bon temps. Une façon de concevoir la fête qui ne viendra pas démentir les idées reçues concernant la société nippone, en tout cas.

Au Japon, on fête aussi Noël (mais que ne fête-t-on pas, au Japon, d’ailleurs ?!), mais, comme dit dans un post précédent, d’une manière différente de la nôtre. Ainsi, c’est ici l’occasion de se retrouver en couple et de manger du poulet. Et des nuggets MacDo feront parfaitement l’affaire, si, si ! Mieux, un bon set KFC, et tout le monde sera ravi… Tout ça pour une sombre histoire d’importation de la fête que j’ai déjà passablement oubliée, si ça t’intéresse, Google est ton ami.

23 décembre 2007

« Oh, oh, oh, saa wa ni natte odorô… »

Publié par pierojapon dans Eux, Moi

Le temps passe vite finalement quand on bosse, et ce bien que certains moments paraissent parfois bien longs. Pour ceux qui se poseraient la question, je n’ai pas encore démissionné. Je m’habitue progressivement au boulot, et si parfois j’avoue que ça me démange pas mal de me faire passer pour malade et de rester chez moi, certains jours sont plutôt « agréables ». Sans raison particulière à vrai dire, mais quand tout se passe bien, que je me fais pas pisser dessus ou que je me retrouve pas pendant une heure à pas savoir trop quoi faire, j’arrive à ressentir la satisfaction d’une journée de travail bien fait et à me dire qu’au bout du compte, ce job n’est pas si mal. Certains points sont pourtant franchement aberrants, comme le fait que l’on nettoie les toilettes avec… de l’eau. Même si la majorité des patients n’ont pas la capacité à poser leur derrière dessus, ça reste quand même bien dégueu, et ce n’est sûrement pas digne d’un établissement lié à la sphère médicale. On peut parfois apercevoir aussi des cafards dans l’espace cuisine, espace qui est loin d’être irréprochable question propreté, avec un frigo qui, s’il n’atteint pas le niveau (olympique, certes) de celui de la Banana House, n’en reste pas moins indigeste, et des rangements qui mériteraient un bon nettoyage en profondeur. Il y a aussi ces petites choses épuisantes pour les nerfs, comme les 3 morceaux de musique qu’on est obligés d’écouter chaque jour, parfois en boucle, le record étant pour l’instant d’un seul et même titre répété sans pause de 12h à 17h… L’impossibilité de sortir prendre une bouffée d’air frais et d’aller fumer une clope est aussi super pesante. Certains membres du staff m’ont dit que je pouvais toujours m’esquiver, mais à condition que personne ne me voie sortir (3% de chances de réussite) ni revenir (0,3% de chances de réussite)… Mon boss m’a lui dit que je pouvais toujours venir lui demander et que, selon la situation, on aviserait. Je l’ai fait une fois et j’ai pu essuyer une bonne dose de regards méprisants à mon retour. Super. Maintenant, dès que je fais mine de m’approcher de la sortie, le plus souvent pour aller aux toilettes, il s’en trouve toujours un pour me surveiller. Le plus drôle dans tout ça, c’est qu’au final, si l’envie m’en prenait, je pourrais très bien sortir, revenir une demi-heure plus tard, et je ne me ferais même pas virer. J’aurais juste droit à ces regards de robots haineux incapables de sortir d’un carcan pré-défini et encore moins capables d’exprimer leur ressenti par des mots. Globalement, donc, je ne suis pas super fan de mes collègues de boulot, particulièrement les mecs, car les filles sont pour la plupart tranquilles et plus ouvertes, prennent un peu le temps de taper la discute et de répéter plusieurs fois une phrase que je ne comprendrais pas. En même temps, je ferais ce boulot depuis 10 ans, j’en aurais de la rancoeur à déverser, ça c’est sûr… Parce qu’un autre aspect bien pénible est que chaque jour ressemble quand même énormément au précédent, et généralement au suivant, même s’ils sont censés chacun proposer une particularité (par exemple, le mardi on cuisine, etc) supposée apporter de la joie aux patients, qui au final, étant donné leur état, n’en ont pour la majorité strictement rien à foutre.

Bon, je vous mets quand même le lien de la boîte, si ça peut intéresser certains futurs Working Holidays makers. Il est tout à fait possible de postuler avant de partir de France, à mon avis :  http://www.yourwing.org/french/ (écrire en anglais par contre, ou mieux, en japonais).

Mis à part le boulot, rien de bien neuf. Le week-end dernier fut l’occasion de tester le 合コン (gôkon) avec Pierre et Yûki. Un gôkon c’est un rendez-vous organisé entre filles et garçons (prétendument) célibataires dans le but de trouver l’âme soeur, ou au moins l’âme d’un soir. Un bon coup dans l’eau, les filles étaient d’une part pas top mais surtout bien teubées. Du coup, à défaut d’être satisfaisant, je me suis quand même bien marré, à leur faire croire qu’à l’université on avait des cours pour apprendre à utiliser les baguettes (ceux qui sont déjà venus ici savent qu’à chaque fois que vous mangez en compagnie de nouvelles connaissances japonaises, vous n’échappez pas au « oh, vous savez utiliser des baguettes »), ou qu’en France s’exerçait une sélection non naturelle visant à éliminer tous les individus naissant sans yeux bleus (cela en réponse à un magnifique et très sérieux :  »je pensais que tous les français avaient les yeux bleus »).

Autre nouvelle expérience japonaise, le complexe de loisirs ouvert jusqu’à 6 heures du matin. Etant sorti avec quelques potes vendredi soir après une Christmas party diurne bien éprouvante (les trois centres de l’organisme où je travaille se sont réunis dans un hall et ont organisé un genre d’évènement regroupant les handicapés et leurs parents), on s’est retrouvés après un petit festin et pas mal de bières à se mettre en route pour le Round One du coin. Où comment se retrouver à jouer au foot et au basket contre des salary men japonais à trois heures du mat’ et à moitié torché. Bien marrant ceci dit, et si grâce à l’alcool les efforts sur le moment paraissaient moindres, deux jours après je me tape de bonnes courbatures assez sévères. N’empêche, ce genre de complexe est vraiment sympa, sur plusieurs étages s’offrent au client diverses activités, pour la plupart sportives (baseball, ping pong, tennis, terrains de basket, foot, badmington, volley, roller, etc), ne demandant qu’à payer une entrée en fonction du temps que l’on compte y passer (en gros 1 500 yens pour trois heures, soit 10 euros). On y trouve aussi quelques petites choses plus récréatives, comme le rodéo à dos de taureau en plastique, une salle d’arcade assez fournie (mais fermée ce vendredi… bouh !), du karaoke, etc… Le bon plan pour aller s’amuser entre potes et se défouler (au passage on a niqué les japs au basket, ça fait toujours plaisir, j’ai même presque joué correctement, pour une fois, ha ha…).

Voilà, voilà, désolé pour les illettrés qui parcourent ce site de temps à autres (et qui ne seront pas parvenus jusqu’à la fin de ce texte quoiqu’il en soit), toujours pas de photos à proposer. Ici, on approche de Noël (ailleurs aussi vous me direz), mais il faut savoir qu’au Japon, c’est un peu comme la St Valentin, une fête que l’on célèbre en couple, là où le Nouvel An lui se passe plutôt en famille, à manger je ne sais plus quels plats censés apporter de bons présages pour la suite (et à regarder la télé comme me le disait je ne sais plus qui… la grosse teuf quoi…).

Portez-vous bien et passez de bonnes fêtes !  

9 décembre 2007

Go back to work, you fucking slave

Publié par pierojapon dans Moi

Vous avez toujours rêvé de changer des couches remplies de pisse ? De laver des sexes (bon, celui-là peut porter à confusion, j’admets) ? De nettoyer des chiottes matin et soir ? De vous faire griffer, pincer, voire mordre (et optionnellement de prendre quelques coups au passage…) ? De rester enfermer presque dix heures d’affilée sans pouvoir vous en griller une, dans un environnement le plus souvent bruyant, dénué de fenêtres donnant sur l’extérieur, avec de la musique infâme aux heures de repas et des gens qui, pour la moitié parlent un langage dont vous parvenez à extraire quelques bribes mais auquel vous n’entravez globalement rien, et pour l’autre au mieux parviennent à aligner trois mots rarement intelligibles ? Mon boulot est fait pour vous.

Comme souvent, j’abuse un peu le tableau, le temps passe (relativement) vite, et à comparer avec ce que je faisais avant c’est clairement le jour et le jour embrumé, on va dire (la nuit c’est les day-off). De plus, si ça jacte dans un japonais vraiment rapide et très oral, en s’accrochant (ce qui fatigue par ailleurs immensément) ça devrait s’avérer bénéfique à terme. Pour l’instant, je me dis que je vais essayer de tenir disons 6 mois, de mettre un peu de blé de côté, et ensuite de ne plus bosser du tout et profiter des derniers mois qui resteront pour me trimballer un peu partout, sortir, etc. Vous me direz, faut déjà tenir ces 6 mois, et vous aurez bien raison. Pour ce qui est de l’aspect émo-traumatisant de l’affaire, bah étrangement RAS, ça m’en touche une sans bouger l’autre. Je dois quand même être assez pourri, hé hé. C’est jamais qu’un boulot comme un autre pour l’instant, avec trop d’heures à mon goût. Déçus ? Moi, ça me va pas plus mal comme ça. Ah, et il faut faire des nuits aussi. Quelques fois par mois. Ce qui nous donne des enchaînements de plus de 30 heures de boulot avec un peu de sommeil au milieu (si on a de la chance)…

Ce qui est relou notamment, c’est que par moments on a strictement rien d’autre à faire que de se poser avec les patients et de leur parler, ou de les amuser, ce qui pourrait être sympa si la majorité écrasante ne captait pas rien de ce qui leur arrive… Par contre, parfois, ça donne des réactions assez marrantes… pour un temps du moins.  

Au final, ce qui est sûr, c’est que je vais encore moins écrire ici, et comme j’aurai pas forcément grand chose à dire d’intéressant (c’est déjà le cas à mon avis), je changerai peut-être un peu ma façon d’appréhender les textes (plus courts et plus fréquents ? plus thématiques ?), bref, vous verrez bien… Stay tuned.  

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