De quoi je me mêle ?

7 octobre 2007

As traditions (doesn’t) die (so) slowly…

Publié par pierojapon dans Eux, Moi

« Je commence à me faire vieille, j’aimerais me marier.

- Ah. Est-ce une bonne raison pour vouloir se marier ? Est-ce une question de tradition ? Pourquoi ne pas te trouver quelqu’un et vivre en couple sans nécessairement te passer l’alliance au doigt (et le boulet aux pieds) ?

- Ben… Ca ferait plaisir à mes parents…

- Ah. Une question de tradition peut-être ?

- Un peu… mais pas vraiment. Tu vois c’est compliqué à expliquer, et à comprendre, c’est japonais… »

Petit extrait d’une conversation tenue en des termes plus improbables que ceux-ci, mais l’essence du dialogue est là. Nous sommes allés manger (un peu) et boire (beaucoup) dans un restaurant jeudi dernier avec une poignée de japonais(e)s et un autre français, sous couvert d’une soirée d’échange linguistique (tous les japonais présents parlaient et/ ou étudiaient le français) organisée par une des filles travaillant à l’association du Working Holiday Center. Bon moment dans l’absolu, cependant la légende était donc fondée. Il s’avère bien compliqué de discuter de choses un peu plus profondes que la bouffe, la boisson ou les endroits qu’on a pu visiter, et ce même après plusieurs verres, avec nos amis japonais. Dommage, surtout pour nous bons français qui, l’alcool aidant, aimons à nous perdre dans des discussions sans fin, parfois rabâchées certes, mais toujours garantes d’une bonne soirée. Je garde espoir cependant, il faut peut-être nouer des relations plus sérieuses pour jouir de ce privilège, qui (sur)vivra verra, « ne ».

chiiiizzzuuu

La semaine passée aura donc majoritairement consisté à rechercher du travail, ou plutôt les endroits à même de nous fournir en offres d’emploi. Finalement, vendredi nous atterrirons dans ce que l’on pourait qualifier d’ANPE japonaise, sauf qu’ici on est vraiment assisté correctement : département réservé à l’accueil des étrangers, personnel qui prend contact avec les entreprises vous intéressant et qui fait de son mieux pour vous obtenir un entretien, système informatique recensant des tonnes d’offres (en japonais bien sûr)… Personnellement, je repartirai les mains vides, mais le schtroumph grognon (désolé pour le surnom, Pierre, mais ça me permet – aussi - d’éviter la confusion) aura plus de chances et dégottera un entretien pour la semaine à venir. En même temps j’ai juste sélectionné deux postes d’enseignement, dont un était, selon mon « tuteur », déjà pourvu (mais ayant écouté la conversation téléphonique je pense plutôt que n’étant pas un « native english-speaking guy » ça ne les intéressait pas), et l’autre nécessitant que j’envoie un CV à la japonaise au préalable de toute entevue. Et je me suis aussi dit, mesquinement peut-être, que j’allais laisser mon collègue tenter l’aventure de l’entretien d’embauche pour un poste nécessitant de parler japonais, en premier (et c’est pas non plus comme si j’avais pas défriché le terrain avant son arrivée, bref). Quoiqu’il en soit, on trouve réellement des centaines d’offres pour des baito consistant à accueillir/ servir/ cuisiner (ou plutôt assister en cuisine) dans des établissements japonais, c’est donc relativement rassurant, même si honteusement mal payé (moyenne de 800 yens de l’heure). Et puis, je ne suis pas si bredouille que cela, puisqu’en répondant par email à quelques annonces aperçues ça et là, j’ai fini par moi aussi décrocher un entretien pour un poste de professeur d’anglais, lequel se déroulera mercredi prochain. Comme je n’arrive pas à trouver la moindre information sur l’école en question, je n’en sais pas beaucoup plus, sinon qu’il s’agit d’un part-time job payé 2 000 yens ou plus par cours (ce qui demeure assez bas selon les standards japonais des cours de langue privés - s’il s’agit de cours d’une heure, ce qui n’est pas forcément le cas). En tout cas : merdez-moi…

A part ça, cette semaine aura également été l’occasion de faire quelques frais, des gros avec l’achat d’une tenue-de-combat-de-travail (costard, pompes à la con, etc – mais cravate à 105 yens, attention…), un peu limite au niveau des épaules, mais bon, on fera avec, et des bien moindres dans plusieurs magasins Book Off (livres, CD, DVD, etc d’occasion) où j’aurai pu me procurer quelques tomes de Berserk à coût très réduit (parfois moins d’un euro pour un volume, hé hé). Bon, j’ai essayé d’en entamer un, j’ai juste mis 20 bonnes minutes pour lire cinq pages, mais je perds pas espoir (c’est pas non plus ce qu’il y a de plus facile à parcourir, je dirais). J’en profiterai pour déconseiller à ceux qui se rendront ultérieurement à Osaka de se rendre au Zara de Shinsaibashi, le premier magasin dans lequel je rentre au Japon où ne m’a pas salué ni même prêté la moindre attention (au début je me suis dit que ça venait de ma tenue – j’étais en bermuda, mais dans le magasin suivant j’ai pu retrouver à nouveau la panoplie complète de politesses/ sourires habituelle).

Je termine ce post avec quelques photos présentant le schtroumph grognon, et une enseigne, cette fois légèrement tendancieuse (involontairement ?).

La suite… tout de suite.

 600 yens pour un parapluie ? Naaahhh...

 so far, so close huh ?!?

1 octobre 2007

Les titres, ça sux…

Publié par pierojapon dans Eux, Moi

Ohayo tout le monde,

Tout d’abord, merci à vous pour vos commentaires, ça n’a peut-être l’air de rien, mais pour moi ça signifie beaucoup (même quand mon meilleur poto me taquine, c’est dire), ils m’apportent un soutien non négligeable, car si globalement les choses se passent relativement bien, ça n’en reste pas moins parfois difficile. Pas toujours évident en effet d’évoluer dans un environnement souvent hostile à l’étranger de service. De ma courte expérience ici, je retiens pour l’instant deux fortes tendances au sein du peuple japonais, à savoir le groupe de ceux qui détestent les étrangers, et ceux qui semblent les adorer. Je sais, classifier les gens dans des groupes, c’est le mal. Mais puisqu’ici rien ne saurait exister sans une appartenance attitrée, ben je vais pas me gêner non plus, ho.

C’est ainsi que, par exemple dans le métro, on aura parfois la surprise de voir son banc à moitié vide quand le wagon se remplit petit à petit, jusqu’à ce qu’un valeureux salary-man prenne le risque de s’installer à côté du seul gaikokujin (étranger) présent et entame la lecture de son magazine de cul, peut-être pour montrer sa valeur dans le danger, ou jusqu’à ce qu’une jeune personne tienne ce rôle, parce qu’il aura probablement voyagé et remarqué que tous les gens différents n’étaient peut-être pas si méchants, finalement (sans doute contrairement à ce qu’on aura pu lui apprendre quand il était encore enfant…), et qu’il y avait au demeurant peu de chances qu’il se désintègre ou se consume spontanément au contact de l’homme blanc. 

L’expérience de la ballade de quartier est riche d’enseignements elle aussi. On ne comptera pas les personnes adultes/ âgées qui nous lancent un regard de biais lourd de sens, et qui, à la moindre politesse de notre part afficheront un air si surpris qu’on aura l’impression d’avoir déplacé une montagne d’un simple sourire. C’ est leur monde qui s’effondre alors, mais pas pour trop longtemps, rassurez-vous.

A l’inverse, on trouvera aussi toutes sortes d’individus (souvent de sexe féminin) semblant passionnés par notre présence, le plus souvent en groupes. Ceux-là, on les remarque vite à leurs petits commentaires (à voix basse ou haute pour les plus intrépides – dans quelques mois vous allez moins rire je vous le garantis mesdemoiselles…) et à leurs rires enfantins – pour ne pas dire idiots, et si leur impact sur l’atmosphère ambiante (la nôtre, celle qui est verte fluo et radioactive, enfin vous savez maintenant) est bien moins pesant, il ne faut pas réfléchir bien longtemps pour en arriver à la conclusion que dans un cas comme dans l’autre, ces gens là sont loin d’avoir inventé l’eau chaude. Dans certaines situations, il y a quand même moyen de bien se marrer. Prenez cette fille, probablement lycéenne ou collégienne, en vélo avec ses amies, qui, arrivant à notre rencontre nous lance de multiples « hi », probabement fière de son anglais à l’accent allemand, et qui, une fois plus proche, répondra à mon « how are you ? » par un magnifique « my name is Aoi »… sigh. Je pressens que les cours de langue devraient s’avérer riches en anecdotes en tout cas.

Fort heureusement, on trouve aussi des gens normaux au milieu de cette masse grouillante, ou plutôt, on se fait présenter à des gens normaux. Ce qui m’amène à un point accaparant toute mon attention ces derniers jours, à savoir la part de relativité dans la façon de se comporter des japonais.  Explication. Il semble qu’à l’image du caméléon sachant permuter sa pigmentation suivant son environnement direct, les japonais aient la faculté d’afficher une expression toute différente en une fraction de seconde, suivant la personne à qui ils s’adressent. Hier, j’ai été manger avec un ami japonais – Yûki, rencontré par l’intermédiaire de ce cher Rahan. Très avenant durant notre conversation, il changeait radicalement d’expression lorsqu’il s’adressait au serveur, devenant presque odieux à mon goût. Là où j’aurais personnellement tendance à rendre sa gentillesse au personnel en temps normal (les japonais ont un sens du service très développé), les autochtones ne se privent pas et semblent faire bien peu de cas de telles politesses. Pour eux cela semble juste normal, donc pas besoin d’être gentil, ces gens là font leur travail et on paie pour, point barre. Qu’ils viennent en France, ils risquent d’avoir des surprises… Il y a vraiment quelque chose qui s’apparente plus à une relation de dominant/ dominé qu’à un simple échange de vendeur à client là-dedans, je vais tâcher d’enquêter un peu sur le sujet…

Pour en revenir un peu à ma modeste personne, ces derniers jours ont été assez peu riches d’exaltation, trop de whisky bas de gamme samedi soir à la guest-house (ce qui ne m’aura pas empêché de rosser les frangins australiens aux divers jeux de baston qu’ils ont amené ici avec eux), bon mal de crâne le lendemain et restau italien avec Yûki donc, quelques recherches sur le net pour un éventuel job et préparation (lente, très lente) d’un plan d’attaque pour la semaine en cours. LA bonne nouvelle, potentielle mais tout de même, étant que Yûki, qui vit actuellement chez ses parents, m’a proposé de prendre un appartement avec lui. Une occasion en or, à la fois de me faire un bon pote sur place (et du coup d’en rencontrer d’autres), et bien sûr de développer mon minable niveau de japonais. Comme je ne voulais pas trop non plus laisser le schtroumph grognon (qui, pour l’instant, ne grogne étrangement pas beaucoup) tout seul, j’ai suggéré un plan à trois, et Yûki, pas trop exclusif, a marché.

Let’s rock !

27 septembre 2007

Please speak english…

Publié par pierojapon dans Moi

Grande nouvelle, j’ai réussi à me dégotter un téléphone portable ! Tout seul, comme un grand ! Bon, en réalité, rien de très glorieux. Je me suis rendu aujourd’hui à Den Den Town (le pendant local du Akihabara tokyoïte), histoire de tester une combine héritée de la personne qui m’a reçu hier au Working Holidays Center, combine visiblement consentie dans le but de se débarrasser de moi et de mes mutiples questions sans rapport avec la recherche d’un travail (ben ouais, mon grand, sur ton site il est bien indiqué que t’es aussi là pour m’aider sur les sujets de la vie de tous les jours, enfin, passons).

J’avais donc comme optique de me rendre dans un de ces nombreux magasins où ils vendent des appareils mobiles à la pelle, d’en acheter un qui fonctionne via cartes prépayées et d’aller ensuite me procurer une de ces fameuses cartes disponibles un peu partout. Evidemment, j’arrive, pose ma question, et là le gars me dit tout de suite que ça va pas être possible, et m’oriente vers… le Softbank le plus proche. Ha ha. Et puis bon, pourquoi pas, tant que j’y suis autant retenter ma chance. Quelques mètres plus loin, l’oasis des mobiles s’ouvre à moi, je prends un ticket au hasard au distributeur (histoire de faire comme les japonais, même si on est que deux à faire la queue et que je comprends rien à ce qu’il y a d’écrit), mon tour arrive, je tente de faire de mon mieux dans mon japonais le plus moisi, et là, le type me demande carrément de lui parler en anglais ! C’te honte… Je lui expose donc ma demande, quand le couperet tombe à nouveau : « aaahhhh… solly bate…. we’le out of stock ». Je lui demande alors quand ils vont plus y être, out of stock, toujours très poliment, et là, le type me demande de patienter quelques instants, puis revient avec un modèle de téléphone, et m’explique que c’est un téléphone qui fonctionne à carte pré-payées (… WHAT THE HOLY FUCK !?!). Ca tombe plutôt bien vu que c’est un peu ce que je voulais en premier lieu… Je garde mon calme, trop content de me dire que je vais enfin peut-être pouvoir obtenir l’objet de mes désirs. Et effectivement, quelques paperasseries plus tard, je ressortirai avec mon premier keitai, yeah ! Je crois que j’ai eu un bol monstre de tomber sur un vendeur à peu près capable de s’exprimer en anglais (parce que bon ça reste assez surréaliste quand même), vu que quand je reviendrai pour retirer le fameux téléphone, il ne sera plus là, et le reste du staff tentera de m’expliquer à nouveau comment l’objet fonctionne (je savais déjà mais bon je voulais pas les vexer…), et là, festival de barres de rire…  

Sur le front des jobs, j’ai donc passé l’après midi d’hier à chercher ce foutu WH Center, et après trois heures de déambulation, je me rendrai compte que je serai passé devant sans doute cinq fois. Bah oui, je fais de mon mieux pour pas trop râler sur le blog, mais faut avouer qu’ils sont un peu cons, des fois, les japonais. Il n’est juste aucunement fait mention sur le building concerné qu’il se trouve à cet endroit. Après avoir donc acheté une carte dans un combini, re-râtissé le quartier dans tous les sens et fini par comprendre le système d’adresses japonaises (et ces gens là sont censés avoir le sens pratique ?), me voilà donc à m’inscrire à ce fameux service d’aide aux Working Holiday makers. Pas de surprise de ce côté là, essentiellement des jobs de prof d’anglais, de français, blah blah… L’offre a tout de même l’air assez fournie, j’obtiendrai un listing d’établissements recherchant des enseignants natifs de France, listing que j’ai malencontreusement laissé dans un des magazines récupérés là-bas, magazine que j’ai prêté cet après-midi à un de mes voisins de palier, pas revu depuis… Bref. Je vais de toute manière y retourner dans les jours qui viennent et accompagner par la même occasion le schtroumph grognon vers son inscription au centre (et consulter les éventuelles nouvelles offres disponibles). L’offre concernant les enfants hanicapés est toujours présente, mais putain 60h… payées 30… j’ai vraiment du mal à faire un choix, alors que je dois pouvoir donner genre quelques heures de cours de français par jour et être payé le double. Quoiqu’il en soit je me suis fixé la semaine prochaine pour me lancer et dégotter mon premier boulot ici-bas.

Quelques photos supplémentaires, entre la Banana House vue de l’extérieur (j’ose pas trop vous montrer la face cachée, j’aimerais pas vous faire flipper pour moi…), et la bouche d’égoût funky. Je commence à réfléchir au futur proche aussi, je me dis que je vais surement quitter la guest-house d’ici un mois ou deux, c’est quand même relativement insalubre (la femme de ménage est passée aujourd’hui… Elle a dû regarder la télé parce que franchement, ça colle toujours autant par terre, et le chiotte sinistré de mon étage l’est toujours – comment peut-on s’y prendre pour chier sur tout le rebord intérieur d’une cuvette de WC, je me le demande…), et surtout je crois que c’est mort pour parler aux japonais présents ici (mis à part le souffleur de verre de l’étage, le fameux Yamada san, très cool). En effet, j’ai appris qu’il s’est produit un « incident » quelques temps auparavant. Je vais vous épargner les détails mais en gros une bitch à gaijins est passée de mains en mains lors d’une soirée (voire toutes les mains en même temps si vous voyez ce que je veux dire, et particuièrement celles de mon étage… sans parler de ma piaule qui fut un lieu déterminant dans le déroulement des opérations), et semble-t-il que la rumeur s’est rapidement propagée dans tout l’établissement. Du coup, je ne m’étonne plus du fait que quand je croise des japonais, ils ne me rendent même pas mon « bonjour »… J’y peux rien mais je peux rien y faire non plus. 

Et toujours ces moustiques… raaaaaaahhhhhhhh. j’ai beau être protégé dans ma chambre grâce à un encens spécial, à peine je vais pisser je me fais piquer dès qu’il fait nuit. Mon sang doit être goûtu, je vois pas d’autre explication.

Portez-vous bien !

da house rue banale

 kiss kiss

 huh huh see what I mean ?

25 septembre 2007

Banana sauna

Publié par pierojapon dans Eux, Moi

Contre toute attente, je suis parti lundi pour Osaka avec une chambre réservée au dernier moment dans une guest house (la Banana house) située dans la ville de Sakai (banlieue directe d’Osaka).

Les premiers instants furent bien peu réjouissants : établissement relativement old-school, couloirs pas super propres, plein de gens parlant anglais… Dix minutes plus tard, je me retrouvais cependant avec une poignée d’australiens de mon étage à faire les présentations, une bière à la main, du whiskey sur la table, et mes appréhensions se sont bien vite envolées. Je passerai donc cette fin d’après-midi de lundi et la soirée qui suivra à piccoler joyeusement avec mes nouveaux voisins férus de jan-ken (qui perd paye la prochaine bouteille), à la blague facile, l’occasion de me rendre compte que les habitants de cette gaijin house composent un florilège plutôt hétéroclite : quelques français, des japonais, et une majorité d’anglophones. Certains sont au Japon depuis des lustres, le plus vieux que j’aie rencontré pour l’instant devant avoisiner la cinquantaine, et la plupart occupent des postes de professeurs d’anglais dans diverses écoles du coin. Pour le japonais, on repassera, donc, par contre j’ai déjà appris plein de nouveaux trucs en anglais, c’est toujours ça de pris même si, évidemment, je suis pas venu là pour ça.

La piaule est plutôt spacieuse, je dirais 12-15 m², pas trop crade même si on sent bien qu’elle a déjà une longue histoire derrière elle, avec un lit à l’occidentale, un mini-frigo, une clim’ assourdissante qui ne fonctionne quasiment pas, une télé minuscule, et, surtout, internet. Il y fait une chaleur assez poussée, et s’il est facile de l’aérer pour y gagner en fraîcheur je préfère encore la jouer sauna, vu que j’ai de nouveau subi des assauts multiples de ces saloperies de moustiques-ninjas (j’ai toujours pas réussi à en repérer un…) lors de ma première soirée.

Le bilan à ce niveau-là est donc plutôt positif pour l’instant, vivre en guest-house présente l’avantage de pouvoir s’isoler dans sa chambre quand on le désire, et de pouvoir trouver des gens avec qui traîner dans le cas contraire sans trop de problème. Ceci dit, je pense qu’on peut vite tomber dans la facilité et mon but reste de trouver des potes japonais, ce qui est loin d’être gagné…

En ce mardi je me suis rendu à la mairie de Sakai, pour obtenir mon « alien card », et première surprise, il va falloir que j’attende un mois avant de pouvoir aller la retirer, ce qui est plutôt problématique dans la mesure où elle est indispensable à certaines démarches comme l’ouverture d’un compte bancaire (j’ai tenté le coup mais ça n’a pas fonctionné). Demain je vais donc retourner à la mairie pour essayer d’obtenir un genre de certificat zarbi dont je ne connais que le nom en japonais, et qui devrait servir d’équivalent en attendant la fameuse carte.

J’ai aussi tenté d’aller acheter un téléphone portable, en m’étant renseigné auparavant sur le net quant aux diverses solutions existantes pour un étranger. Je me suis donc rendu dans une agence Softbank (qui, comme son nom l’indique, n’est pas une banque…), et là, seconde surprise : « out of stock » sur les packs pré-payés… Mouais, des agences comme celle-ci, de même enseigne, j’ai l’impression qu’il y en a des dizaines, ça m’a paru assez étrange qu’on ne me propose pas d’alternative, je fais peut-être mon parano mais ça sent le délit de visage pâle à plein nez. Bref, il me reste d’autres alternatives à tester, et au pire je me ferai accompagner d’une amie japonaise pour avoir le droit, moi aussi, de téléphoner. 

Il me reste encore à aller visite l’école de langue que j’avais repérée à Shin Osaka, et à passer au working-holiday center, où il est possible de consulter diverses offres d’emploi à destination des étrangers. La majorité semble consister en des places de serveur, prof de langue, mais on m’a aussi parlé d’un job « sympa », mais à plein temps (60h par semaine…) et assez bassement payé, qui consiste à s’occuper d’enfants handicapés (oui, je sais, j’aime pas les gosses mais là c’est différent). Si je prends des cours ce ne sera donc pas possible pour l’instant, mais ça me semble assez enrichissant et surtout ça devrait me permettre de parler japonais ; une fois encore : we’ll see…

23 septembre 2007

Asahi, quand tu nous tiens…

Publié par pierojapon dans Moi

Bon, aujourd’hui, rien de spécial, mis à part qu’en plein Asakusa, dans une rue blindée de monde (il devait y avoir un matsuri je pense, les rues étaient décorées de manière spéciale), je suis tombé sur un nain (genre un bon mètre, une personne de très petite taille quoi) en train de pisser tranquillou dans une grille d’évacuation d’eau… Comme ça, à la fraîche, aux yeux de tout le monde, et avec le sourire…

J’en profite pour rajouter quelques photos prises au Roppongi Hill, rien de particulier mais les noms d’enseignes en français sont souvent assez marrantes, une question de classe sans doute.

quelle culture La France, la classe...

  truc chelou

22 septembre 2007

The Descent – photos

Publié par pierojapon dans Moi

Puisque l’interface d’insertion des images est une vraie daubasse, je trouve pas d’autre solution que de faire un second post pour les publier. Gomen… Il faut donc commencer tout en bas de la page, par le texte (vu que ça a pas l’air évident pour tout le monde).

mosquito  

TGS 2007TGS 2007 

kit Kat Kiwi weird key

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