De quoi je me mêle ?

8 janvier 2008

Et bonne santé, surtout, hein…

Publié par pierojapon dans Moi

La première semaine de janvier est pour beaucoup d’employés une semaine qui, si elle ne contient de base qu’un jour férié (le 1er), se transforme en une suite de day-offs bienvenus. Terriblement bonne nouvelle (et surtout inattendue) dix jours plus tôt, suivie d’un démarrage bien sympathique avec des nuits sans sommeil, des siestes de train ou au Mac Do de petit matin, entrecoupées de journées de glandouille bien méritées, jusqu’à ce qu’en milieu de semaine me tombe dessus ma némésis de toujours : la crève (salope). Du coup, les vacances se prolongent (déjà deux jours chômés en plus), pas moyen d’aller bosser dans ces conditions, alors je zone à la maison, et ça commence à me gonfler…

Voilà, même à dix mille bornes, j’arrive toujours à me plaindre et à le faire savoir :) 

8 janvier 2008

Ces fêtes toutes faites…

Publié par pierojapon dans Eux, Moi

Au Japon, en fin d’année, il est d’usage de participer à des soirées entre collègues de travail appelées Bônenkai (忘年会), qui ont, comme leur nom peut l’indiquer, comme raison d’être l’occasion d’ »oublier » l’année passée, si possible en se mettant une grosse murge… Une bonne saison pour les restaurants et autres izakaya (genres de « brasseries » japonaises : on peut y manger et/ou y boire) qui sont pour la plupart pris d’assaut par les réservations.

C’est ainsi que durant la dernière semaine de décembre, pas moins de trois bônenkai furent organisées par l’organisme où je travaille : une globale pour le groupe dans son intégralité, une concernant mon établissement, et une dernière pour les WH makers et les baito. Pour m’être rendu à la première citée (un peu à contre-coeur mais c’était en même temps ma Kangeikai ( 歓迎会 – fête de bienvenue), donc pas trop le choix), autant avouer que c’est loin d’être une partie de plaisir. Une salle avait été réservée pour une durée de trois heures (et attention, pas une minute de plus), avec du personnel qui apportait sans cesse de la bouffe et servait les boissons à volonté. Jusque là, tout va bien. Premier bémol : on ne choisit pas sa place, des membres de la boîte, responsables de l’organisation de la soirée, s’étant chargés auparavant de répartir les divers participants selon une logique qui m’échappe encore. A peine le temps de s’installer, et là le cauchemar commence. Ces mêmes organisateurs se mettent à faire un show miteux et à faire participer tout le monde à des jeux au mieux débiles, pour une ambiance gravitant entre la soirée troisième âge et le jardin pour enfants, non sans inciter tout le monde à bien se torcher la gueule, évidemment. C’est à peine si on a le temps de manger tellement on se retrouve censé applaudir toutes les quinze secondes. D’ailleurs les « présentateurs » n’hésitent pas à nous encourager par des « allez, gavez-vous, le temps qu’on prépare le jeu suivant ! ». Une vraie horreur, d’autant plus qu’au bout d’une heure, la salle devient vraiment assourdissante, comme bon nombre de participants semble bien s’amuser et affiche une mine de vainqueur rougie par l’alcool (et, souvent, quelques verres seulement font l’affaire ici-bas…). Au final, pour moi, pas possible d’en profiter quand on te tient par la main (tire par le bras) toute la soirée à te dire : « alors maintenant fais-ci, maintenant mange, bois, viens jouer à mon jeu à la con, parle avec les abrutis qu’on a collé avec toi à table, etc », désolé, mais le stress et le speed ça va pas vraiment de pair avec le bon temps. Une façon de concevoir la fête qui ne viendra pas démentir les idées reçues concernant la société nippone, en tout cas.

Au Japon, on fête aussi Noël (mais que ne fête-t-on pas, au Japon, d’ailleurs ?!), mais, comme dit dans un post précédent, d’une manière différente de la nôtre. Ainsi, c’est ici l’occasion de se retrouver en couple et de manger du poulet. Et des nuggets MacDo feront parfaitement l’affaire, si, si ! Mieux, un bon set KFC, et tout le monde sera ravi… Tout ça pour une sombre histoire d’importation de la fête que j’ai déjà passablement oubliée, si ça t’intéresse, Google est ton ami.

23 décembre 2007

« Oh, oh, oh, saa wa ni natte odorô… »

Publié par pierojapon dans Eux, Moi

Le temps passe vite finalement quand on bosse, et ce bien que certains moments paraissent parfois bien longs. Pour ceux qui se poseraient la question, je n’ai pas encore démissionné. Je m’habitue progressivement au boulot, et si parfois j’avoue que ça me démange pas mal de me faire passer pour malade et de rester chez moi, certains jours sont plutôt « agréables ». Sans raison particulière à vrai dire, mais quand tout se passe bien, que je me fais pas pisser dessus ou que je me retrouve pas pendant une heure à pas savoir trop quoi faire, j’arrive à ressentir la satisfaction d’une journée de travail bien fait et à me dire qu’au bout du compte, ce job n’est pas si mal. Certains points sont pourtant franchement aberrants, comme le fait que l’on nettoie les toilettes avec… de l’eau. Même si la majorité des patients n’ont pas la capacité à poser leur derrière dessus, ça reste quand même bien dégueu, et ce n’est sûrement pas digne d’un établissement lié à la sphère médicale. On peut parfois apercevoir aussi des cafards dans l’espace cuisine, espace qui est loin d’être irréprochable question propreté, avec un frigo qui, s’il n’atteint pas le niveau (olympique, certes) de celui de la Banana House, n’en reste pas moins indigeste, et des rangements qui mériteraient un bon nettoyage en profondeur. Il y a aussi ces petites choses épuisantes pour les nerfs, comme les 3 morceaux de musique qu’on est obligés d’écouter chaque jour, parfois en boucle, le record étant pour l’instant d’un seul et même titre répété sans pause de 12h à 17h… L’impossibilité de sortir prendre une bouffée d’air frais et d’aller fumer une clope est aussi super pesante. Certains membres du staff m’ont dit que je pouvais toujours m’esquiver, mais à condition que personne ne me voie sortir (3% de chances de réussite) ni revenir (0,3% de chances de réussite)… Mon boss m’a lui dit que je pouvais toujours venir lui demander et que, selon la situation, on aviserait. Je l’ai fait une fois et j’ai pu essuyer une bonne dose de regards méprisants à mon retour. Super. Maintenant, dès que je fais mine de m’approcher de la sortie, le plus souvent pour aller aux toilettes, il s’en trouve toujours un pour me surveiller. Le plus drôle dans tout ça, c’est qu’au final, si l’envie m’en prenait, je pourrais très bien sortir, revenir une demi-heure plus tard, et je ne me ferais même pas virer. J’aurais juste droit à ces regards de robots haineux incapables de sortir d’un carcan pré-défini et encore moins capables d’exprimer leur ressenti par des mots. Globalement, donc, je ne suis pas super fan de mes collègues de boulot, particulièrement les mecs, car les filles sont pour la plupart tranquilles et plus ouvertes, prennent un peu le temps de taper la discute et de répéter plusieurs fois une phrase que je ne comprendrais pas. En même temps, je ferais ce boulot depuis 10 ans, j’en aurais de la rancoeur à déverser, ça c’est sûr… Parce qu’un autre aspect bien pénible est que chaque jour ressemble quand même énormément au précédent, et généralement au suivant, même s’ils sont censés chacun proposer une particularité (par exemple, le mardi on cuisine, etc) supposée apporter de la joie aux patients, qui au final, étant donné leur état, n’en ont pour la majorité strictement rien à foutre.

Bon, je vous mets quand même le lien de la boîte, si ça peut intéresser certains futurs Working Holidays makers. Il est tout à fait possible de postuler avant de partir de France, à mon avis :  http://www.yourwing.org/french/ (écrire en anglais par contre, ou mieux, en japonais).

Mis à part le boulot, rien de bien neuf. Le week-end dernier fut l’occasion de tester le 合コン (gôkon) avec Pierre et Yûki. Un gôkon c’est un rendez-vous organisé entre filles et garçons (prétendument) célibataires dans le but de trouver l’âme soeur, ou au moins l’âme d’un soir. Un bon coup dans l’eau, les filles étaient d’une part pas top mais surtout bien teubées. Du coup, à défaut d’être satisfaisant, je me suis quand même bien marré, à leur faire croire qu’à l’université on avait des cours pour apprendre à utiliser les baguettes (ceux qui sont déjà venus ici savent qu’à chaque fois que vous mangez en compagnie de nouvelles connaissances japonaises, vous n’échappez pas au « oh, vous savez utiliser des baguettes »), ou qu’en France s’exerçait une sélection non naturelle visant à éliminer tous les individus naissant sans yeux bleus (cela en réponse à un magnifique et très sérieux :  »je pensais que tous les français avaient les yeux bleus »).

Autre nouvelle expérience japonaise, le complexe de loisirs ouvert jusqu’à 6 heures du matin. Etant sorti avec quelques potes vendredi soir après une Christmas party diurne bien éprouvante (les trois centres de l’organisme où je travaille se sont réunis dans un hall et ont organisé un genre d’évènement regroupant les handicapés et leurs parents), on s’est retrouvés après un petit festin et pas mal de bières à se mettre en route pour le Round One du coin. Où comment se retrouver à jouer au foot et au basket contre des salary men japonais à trois heures du mat’ et à moitié torché. Bien marrant ceci dit, et si grâce à l’alcool les efforts sur le moment paraissaient moindres, deux jours après je me tape de bonnes courbatures assez sévères. N’empêche, ce genre de complexe est vraiment sympa, sur plusieurs étages s’offrent au client diverses activités, pour la plupart sportives (baseball, ping pong, tennis, terrains de basket, foot, badmington, volley, roller, etc), ne demandant qu’à payer une entrée en fonction du temps que l’on compte y passer (en gros 1 500 yens pour trois heures, soit 10 euros). On y trouve aussi quelques petites choses plus récréatives, comme le rodéo à dos de taureau en plastique, une salle d’arcade assez fournie (mais fermée ce vendredi… bouh !), du karaoke, etc… Le bon plan pour aller s’amuser entre potes et se défouler (au passage on a niqué les japs au basket, ça fait toujours plaisir, j’ai même presque joué correctement, pour une fois, ha ha…).

Voilà, voilà, désolé pour les illettrés qui parcourent ce site de temps à autres (et qui ne seront pas parvenus jusqu’à la fin de ce texte quoiqu’il en soit), toujours pas de photos à proposer. Ici, on approche de Noël (ailleurs aussi vous me direz), mais il faut savoir qu’au Japon, c’est un peu comme la St Valentin, une fête que l’on célèbre en couple, là où le Nouvel An lui se passe plutôt en famille, à manger je ne sais plus quels plats censés apporter de bons présages pour la suite (et à regarder la télé comme me le disait je ne sais plus qui… la grosse teuf quoi…).

Portez-vous bien et passez de bonnes fêtes !  

9 décembre 2007

Go back to work, you fucking slave

Publié par pierojapon dans Moi

Vous avez toujours rêvé de changer des couches remplies de pisse ? De laver des sexes (bon, celui-là peut porter à confusion, j’admets) ? De nettoyer des chiottes matin et soir ? De vous faire griffer, pincer, voire mordre (et optionnellement de prendre quelques coups au passage…) ? De rester enfermer presque dix heures d’affilée sans pouvoir vous en griller une, dans un environnement le plus souvent bruyant, dénué de fenêtres donnant sur l’extérieur, avec de la musique infâme aux heures de repas et des gens qui, pour la moitié parlent un langage dont vous parvenez à extraire quelques bribes mais auquel vous n’entravez globalement rien, et pour l’autre au mieux parviennent à aligner trois mots rarement intelligibles ? Mon boulot est fait pour vous.

Comme souvent, j’abuse un peu le tableau, le temps passe (relativement) vite, et à comparer avec ce que je faisais avant c’est clairement le jour et le jour embrumé, on va dire (la nuit c’est les day-off). De plus, si ça jacte dans un japonais vraiment rapide et très oral, en s’accrochant (ce qui fatigue par ailleurs immensément) ça devrait s’avérer bénéfique à terme. Pour l’instant, je me dis que je vais essayer de tenir disons 6 mois, de mettre un peu de blé de côté, et ensuite de ne plus bosser du tout et profiter des derniers mois qui resteront pour me trimballer un peu partout, sortir, etc. Vous me direz, faut déjà tenir ces 6 mois, et vous aurez bien raison. Pour ce qui est de l’aspect émo-traumatisant de l’affaire, bah étrangement RAS, ça m’en touche une sans bouger l’autre. Je dois quand même être assez pourri, hé hé. C’est jamais qu’un boulot comme un autre pour l’instant, avec trop d’heures à mon goût. Déçus ? Moi, ça me va pas plus mal comme ça. Ah, et il faut faire des nuits aussi. Quelques fois par mois. Ce qui nous donne des enchaînements de plus de 30 heures de boulot avec un peu de sommeil au milieu (si on a de la chance)…

Ce qui est relou notamment, c’est que par moments on a strictement rien d’autre à faire que de se poser avec les patients et de leur parler, ou de les amuser, ce qui pourrait être sympa si la majorité écrasante ne captait pas rien de ce qui leur arrive… Par contre, parfois, ça donne des réactions assez marrantes… pour un temps du moins.  

Au final, ce qui est sûr, c’est que je vais encore moins écrire ici, et comme j’aurai pas forcément grand chose à dire d’intéressant (c’est déjà le cas à mon avis), je changerai peut-être un peu ma façon d’appréhender les textes (plus courts et plus fréquents ? plus thématiques ?), bref, vous verrez bien… Stay tuned.  

30 novembre 2007

In the mouth of madness…

Publié par pierojapon dans Moi

La semaine de « vacances » s’est pas trop mal passée, c’est bon quand même de glander, y’a pas à dire. Malgré tout, j’aurai dû assister dimanche dernier à une journée de séminaire concernant l’aide aux handicapés, en japonais bien sûr (donc globalement rien entravé), et aller me présenter mardi à l’endroit où je vais commencer à travailler lundi prochain.

Le séminaire, ou plutôt les séminaires (encore deux à subir, dont un de, excusez du peu, 10 heures (!) demain), me permettront d’obtenir un genre de licence nécessaire pour que la ville d’Osaka finance mon salaire auprès de mon employeur. Deux autres étrangers travaillant pour la même organisation que moi, mais dans des établissements différents, sont aussi de la partie, dont un que je connais puisqu’il vit à la Banana House. On aura donc passé le temps à dessiner, se raconter des conneries, voire même à dormir un peu. J’ai bien fait quelques efforts au début pour essayer de suivre le fil, mais c’était bien fatiguant pour au final comprendre des trucs du genre « il faut respecter les handicapés », « les handicapés ont les mêmes droits que les autres personnes », blablabla, franchement je cherche encore l’intérêt… Du coup, les « traductrices » envoyées par le centre ont vite lâché l’affaire au vu de notre enthousiasme débordant. Demain, ça va être tendu, mais au moins je sais à quoi m’attendre et je partirai pas les mains vides (une bonne occasion de finir un roman entamé avant de venir au Japon).

Mardi, j’aurai donc passé une bonne partie de la journée en compagnie de mes futurs collègues et « patients », et autant dire que les débuts vont être, comme prévu, plutôt ardus. Déjà, contrairement à l’établissement où j’avais passé mon entretien, les lieux sont abusivement exigüs. Du coup on se retrouve pas mal les uns sur les autres, dans un joyeux bordel où seuls les plus sévèrement atteints (soit ceux qui passent la journée allongés sur un lit ou un futon) bénéficient d’un minimum d’espace dédié. Les autres passent leur temps à terre, et puisque ne disposant que d’une mobilité au mieux réduite, attendent que le temps passe en notre compagnie. C’est sûrement trop tôt pour juger, mais je pense que la conjugaison d’un état végétatif des patients et d’un manque d’équipement certain implique de longs moments d’ennui… Le staff a l’air relativement sympathique, mais à en juger par la façon dont est considéré le seul autre étranger, pourtant présent depuis 5 mois, je me dis que l’intégration ne va pas s’avérer des plus faciles. Ca va clairement être à moi de faire un maximum d’efforts, pas trop la peine de compter sur eux pour venir vers moi, surtout les « mâles », visiblement. Enfin, pour ce qui est des handicapés à proprement parler, mis à part que certains font vraiment peur à voir au tout début, quelques uns sont vraiment intriguants, comme s’ils vivaient dans une dimension parallèle alors que leur corps se trouve dans la nôtre. Bref, on verra bien comment tout ça se déroule au fil des jours.

Sinon, j’ai effectivement récupéré mon vélo, mais je crains que sa durée de vie ne touche déjà à sa fin. Chaque jour le voit grincer de plus en plus… Au final j’aurais peut-être mieux fait de le laisser où il était, finir sa vie tranquille, et aller directement en racheter un autre.

Cette semaine, je comptais aussi aller à Kyôto, malheureusement, victime d’un temps plutôt dégueulasse jusqu’à aujourd’hui, ça ne se sera pas fait. J’en aurai donc profité pour faire quelques ballades en ville, aller boire quelques coups, acheter quelques jeux en occaze et aussi quelques figurines… A ce sujet, j’ose même pas imaginer la quantité de bidules que je vais accumuler en un an. C’est vraiment dingue le nombre de goodies et autres petites merdouilles qu’on peut trouver ici.

Après quelques recherches sur le net, j’ai aussi dégotté quelques adresses de salles de concerts (underground), que mes pieds d’occidental ne devraient plus trop tarder à fouler. Par contre, certains ne se prennent pas la tête et donnent des concerts, voire font leurs répétitions, en pleine rue, comme les deux groupes en photo ci-dessous (les seconds jouaient devant… 10 personnes ?!). De la J-Pop bien exécutée, mais sans intérêt (pour moi en tout cas). C’est assez surréaliste quand même, derrière se trouve la gare d’Osaka, donc les trains n’arrêtent pas de passer et de couvrir leur son, sans compter le traffic routier juste en dessous (ils jouent sur un pont). Néanmoins, beaucoup de monde emprunte ce chemin pour changer de gare ou de centre commercial, il doit donc y avoir moyen de refiler quelques disques ou, qui sait, de se faire entendre par un producteur en transit…     

2 l'art dans la rue...

tu le sens, le vent ? appareil photo anti-moches...

Je termine en beauté, ayant enfin repéré quelques spots où trouver des produits français, notamment du fromage et du chocolat (même si pas de Kinder – à ce sujet un grand merci à ma grand-mère pour avoir été la première à m’en faire parvenir : la grande classe), avec la boulangerie qui va bien pas trop loin. Top ! 

natsukashiiiiiiiiii

22 novembre 2007

お死事

Publié par pierojapon dans Moi

Yo. Le vélo, donc. Alors en fait, depuis que je l’ai, je l’ai toujours garé parmi la masse d’autres vélos entassés juste devant l’entrée de la gare où je me rends tous les jours, malgré des signes d’interdiction de stationnement bien visibles. Je me suis toujours dit qu’ils s’en foutaient un peu, les flics, du coup. Sauf qu’un jour, j’ai trouvé un petit mot attaché au guidon que je n’ai pas trop pris la peine de traduire, j’ai juste cru comprendre que si nos amis de la police repassaient plus tard et que le vélo se trouvait toujours là, ils l’embarqueraient. J’en ai parlé à un pote français ensuite qui m’a dit de ne pas m’en faire, et de continuer à le garer là comme si de rien n’était. Grossière erreur. Et donc, par une belle fin d’après-midi de cette semaine, j’ai eu le grand plaisir de constater que mon flamboyant biclou s’était envolé, d’ailleurs il n’y avait quasiment plus aucun vélo alors que d’habitude ils étaient parqués là par vingtaines. Une affiche placardée sur le panneau d’interdiction confirma ce que je pensais alors, il avait été saisi et si je voulais le récupérer il fallait me rendre à une certaine adresse et apporter quelque monnaie en échange…  Ce que je n’ai pas encore pris la peine de faire, mais je vais pas trop tarder non plus (d’après Yûki il m’en coûtera 15-20 euros, pas plus), car maintenant…

… j’ai de nouveau plein de temps libre ! Grâce à Junko du WH (Working Holidays) center, qui m’a très grâcieusement mis l’annonce de côté dès qu’elle l’a reçue, j’ai pu postuler cette semaine pour travailler dans le centre s’occupant de personnes handicapées dont j’avais parlé il y a quelques temps déjà. Entretien passé dans la foulée, et hop, embauché. Rien de très glorieux, ils prennent apparemment facilement les WH makers, dans l’optique de mettre les patients en contact avec l’étranger, comme une manière de les faire voyager un peu… Entre-temps j’avais demandé à une de mes supérieures à l’hôtel quand j’allais avoir un nouveau jour de repos, et il s’est avéré qu’ils comptaient me faire bosser 6 jours sur 7, ce qui m’avait déjà passablement énervé (d’ailleurs c’est pas passé inaperçu et si j’avais continué là-bas, je pense qu’ils auraient fait un effort pour la suite, mais bon), du coup j’ai directement arrêté hier, je les ai prévenus en arrivant que ce serait mon dernier jour et basta. Comme je ne commence le travail au centre que le 3 décembre, ça me laisse un peu de marge pour me ballader, parce qu’ensuite la machine sera lancée à temps plein, 5 jours sur 7, une dizaine d’heures par jour (et plutôt bien payées, 1 000 yens de l’heure, taxes déduites). Evidemment, c’est assez flippant, mais comme je connais la personne que je vais remplacer, j’ai déjà pu tâter un peu le terrain en discutant avec elle, et si effectivement les débuts risquent d’être hésitants, une fois attaché aux patients (et vice versa), ça peut devenir vraiment enrichissant à mon avis. En tout cas, si j’appréhende la chose correctement, ça ne peut qu’être une bonne expérience. En plus, petites cerises sur le « gâteau », plus besoin de me raser tous les jours, je m’habille comme je l’entends et je peux me relaisser pousser la tignasse. Great. Ah, et aussi, la majeure partie de l’équipe à laquelle je suis affecté est japonaise, âgée de 20 à 30 ans, donc je peux difficilement rêver mieux pour ce qui est d’améliorer mon japonais… Enfin, on va éviter de s’enflammer, je vous dirai comment tout ça se déroule de toute façon… D’ailleurs j’imagine que dans un premier temps j’aurai pas mal de choses à raconter, ne serait-ce qu’à titre cathartique. Désolé d’avance.

Profitant de mes quelques jours de vacances, comme je me suis levé un peu tard pour aller à Kyôto comme je l’avais projeté, je suis allé dans la zone nord du département, pour me ballader au Banpaku Kinen Kôen, un énorme ensemble d’attractions, musées, expositions et parcs, où eut lieu une grosse exposition mondiale en 1970. J’avais bien envie de verdure (pas de mauvais jeu de mot, merci, bien que…), comme quoi tout arrive, et vu qu’il n’y avait pas un chat à l’horizon, je me suis dit que je me contenterais des parcs (vastes) pour aujourd’hui. Le temps était assez variable, il commence à cailler pas mal d’ailleurs, mais comme escompté, certains arbres voient leur feuillage rougir pour un résultat vraiment magique… Je fais péter les photos.

Quand on arrive, on est accueilli par ce truc é-n-o-r-m-e :

Goldorak go... Brrrrrrrr....  

Les arbres…

parc 1 parc 2

parc 3 parc 4

parc 5  parc 6

Un peu d’exotisme :

bien dégagées, les oreilles, merci. le canasson steampunk

お死事 dans Moi 22nov2007029640x480.vignette ??? wtf ???

Vraiment, j’ai kiffé…

là c'était juste trop beau... ... alors j'en rajoute...

... une couche. 

Et ma sale gueule avec la super coupe de cheveux, Lycée Lumière style… Et avec la quadruple dose, j’espère que je suis dispensé pour un bout de temps.

 le désastre capillaire mais bon... ... ça repousse.

 RIP Asuma... ha ha C'est vrai, je peux ?

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