De quoi je me mêle ?

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30 novembre 2007

In the mouth of madness…

Publié par pierojapon dans Moi

La semaine de « vacances » s’est pas trop mal passée, c’est bon quand même de glander, y’a pas à dire. Malgré tout, j’aurai dû assister dimanche dernier à une journée de séminaire concernant l’aide aux handicapés, en japonais bien sûr (donc globalement rien entravé), et aller me présenter mardi à l’endroit où je vais commencer à travailler lundi prochain.

Le séminaire, ou plutôt les séminaires (encore deux à subir, dont un de, excusez du peu, 10 heures (!) demain), me permettront d’obtenir un genre de licence nécessaire pour que la ville d’Osaka finance mon salaire auprès de mon employeur. Deux autres étrangers travaillant pour la même organisation que moi, mais dans des établissements différents, sont aussi de la partie, dont un que je connais puisqu’il vit à la Banana House. On aura donc passé le temps à dessiner, se raconter des conneries, voire même à dormir un peu. J’ai bien fait quelques efforts au début pour essayer de suivre le fil, mais c’était bien fatiguant pour au final comprendre des trucs du genre « il faut respecter les handicapés », « les handicapés ont les mêmes droits que les autres personnes », blablabla, franchement je cherche encore l’intérêt… Du coup, les « traductrices » envoyées par le centre ont vite lâché l’affaire au vu de notre enthousiasme débordant. Demain, ça va être tendu, mais au moins je sais à quoi m’attendre et je partirai pas les mains vides (une bonne occasion de finir un roman entamé avant de venir au Japon).

Mardi, j’aurai donc passé une bonne partie de la journée en compagnie de mes futurs collègues et « patients », et autant dire que les débuts vont être, comme prévu, plutôt ardus. Déjà, contrairement à l’établissement où j’avais passé mon entretien, les lieux sont abusivement exigüs. Du coup on se retrouve pas mal les uns sur les autres, dans un joyeux bordel où seuls les plus sévèrement atteints (soit ceux qui passent la journée allongés sur un lit ou un futon) bénéficient d’un minimum d’espace dédié. Les autres passent leur temps à terre, et puisque ne disposant que d’une mobilité au mieux réduite, attendent que le temps passe en notre compagnie. C’est sûrement trop tôt pour juger, mais je pense que la conjugaison d’un état végétatif des patients et d’un manque d’équipement certain implique de longs moments d’ennui… Le staff a l’air relativement sympathique, mais à en juger par la façon dont est considéré le seul autre étranger, pourtant présent depuis 5 mois, je me dis que l’intégration ne va pas s’avérer des plus faciles. Ca va clairement être à moi de faire un maximum d’efforts, pas trop la peine de compter sur eux pour venir vers moi, surtout les « mâles », visiblement. Enfin, pour ce qui est des handicapés à proprement parler, mis à part que certains font vraiment peur à voir au tout début, quelques uns sont vraiment intriguants, comme s’ils vivaient dans une dimension parallèle alors que leur corps se trouve dans la nôtre. Bref, on verra bien comment tout ça se déroule au fil des jours.

Sinon, j’ai effectivement récupéré mon vélo, mais je crains que sa durée de vie ne touche déjà à sa fin. Chaque jour le voit grincer de plus en plus… Au final j’aurais peut-être mieux fait de le laisser où il était, finir sa vie tranquille, et aller directement en racheter un autre.

Cette semaine, je comptais aussi aller à Kyôto, malheureusement, victime d’un temps plutôt dégueulasse jusqu’à aujourd’hui, ça ne se sera pas fait. J’en aurai donc profité pour faire quelques ballades en ville, aller boire quelques coups, acheter quelques jeux en occaze et aussi quelques figurines… A ce sujet, j’ose même pas imaginer la quantité de bidules que je vais accumuler en un an. C’est vraiment dingue le nombre de goodies et autres petites merdouilles qu’on peut trouver ici.

Après quelques recherches sur le net, j’ai aussi dégotté quelques adresses de salles de concerts (underground), que mes pieds d’occidental ne devraient plus trop tarder à fouler. Par contre, certains ne se prennent pas la tête et donnent des concerts, voire font leurs répétitions, en pleine rue, comme les deux groupes en photo ci-dessous (les seconds jouaient devant… 10 personnes ?!). De la J-Pop bien exécutée, mais sans intérêt (pour moi en tout cas). C’est assez surréaliste quand même, derrière se trouve la gare d’Osaka, donc les trains n’arrêtent pas de passer et de couvrir leur son, sans compter le traffic routier juste en dessous (ils jouent sur un pont). Néanmoins, beaucoup de monde emprunte ce chemin pour changer de gare ou de centre commercial, il doit donc y avoir moyen de refiler quelques disques ou, qui sait, de se faire entendre par un producteur en transit…     

2 l'art dans la rue...

tu le sens, le vent ? appareil photo anti-moches...

Je termine en beauté, ayant enfin repéré quelques spots où trouver des produits français, notamment du fromage et du chocolat (même si pas de Kinder – à ce sujet un grand merci à ma grand-mère pour avoir été la première à m’en faire parvenir : la grande classe), avec la boulangerie qui va bien pas trop loin. Top ! 

natsukashiiiiiiiiii

22 novembre 2007

お死事

Publié par pierojapon dans Moi

Yo. Le vélo, donc. Alors en fait, depuis que je l’ai, je l’ai toujours garé parmi la masse d’autres vélos entassés juste devant l’entrée de la gare où je me rends tous les jours, malgré des signes d’interdiction de stationnement bien visibles. Je me suis toujours dit qu’ils s’en foutaient un peu, les flics, du coup. Sauf qu’un jour, j’ai trouvé un petit mot attaché au guidon que je n’ai pas trop pris la peine de traduire, j’ai juste cru comprendre que si nos amis de la police repassaient plus tard et que le vélo se trouvait toujours là, ils l’embarqueraient. J’en ai parlé à un pote français ensuite qui m’a dit de ne pas m’en faire, et de continuer à le garer là comme si de rien n’était. Grossière erreur. Et donc, par une belle fin d’après-midi de cette semaine, j’ai eu le grand plaisir de constater que mon flamboyant biclou s’était envolé, d’ailleurs il n’y avait quasiment plus aucun vélo alors que d’habitude ils étaient parqués là par vingtaines. Une affiche placardée sur le panneau d’interdiction confirma ce que je pensais alors, il avait été saisi et si je voulais le récupérer il fallait me rendre à une certaine adresse et apporter quelque monnaie en échange…  Ce que je n’ai pas encore pris la peine de faire, mais je vais pas trop tarder non plus (d’après Yûki il m’en coûtera 15-20 euros, pas plus), car maintenant…

… j’ai de nouveau plein de temps libre ! Grâce à Junko du WH (Working Holidays) center, qui m’a très grâcieusement mis l’annonce de côté dès qu’elle l’a reçue, j’ai pu postuler cette semaine pour travailler dans le centre s’occupant de personnes handicapées dont j’avais parlé il y a quelques temps déjà. Entretien passé dans la foulée, et hop, embauché. Rien de très glorieux, ils prennent apparemment facilement les WH makers, dans l’optique de mettre les patients en contact avec l’étranger, comme une manière de les faire voyager un peu… Entre-temps j’avais demandé à une de mes supérieures à l’hôtel quand j’allais avoir un nouveau jour de repos, et il s’est avéré qu’ils comptaient me faire bosser 6 jours sur 7, ce qui m’avait déjà passablement énervé (d’ailleurs c’est pas passé inaperçu et si j’avais continué là-bas, je pense qu’ils auraient fait un effort pour la suite, mais bon), du coup j’ai directement arrêté hier, je les ai prévenus en arrivant que ce serait mon dernier jour et basta. Comme je ne commence le travail au centre que le 3 décembre, ça me laisse un peu de marge pour me ballader, parce qu’ensuite la machine sera lancée à temps plein, 5 jours sur 7, une dizaine d’heures par jour (et plutôt bien payées, 1 000 yens de l’heure, taxes déduites). Evidemment, c’est assez flippant, mais comme je connais la personne que je vais remplacer, j’ai déjà pu tâter un peu le terrain en discutant avec elle, et si effectivement les débuts risquent d’être hésitants, une fois attaché aux patients (et vice versa), ça peut devenir vraiment enrichissant à mon avis. En tout cas, si j’appréhende la chose correctement, ça ne peut qu’être une bonne expérience. En plus, petites cerises sur le « gâteau », plus besoin de me raser tous les jours, je m’habille comme je l’entends et je peux me relaisser pousser la tignasse. Great. Ah, et aussi, la majeure partie de l’équipe à laquelle je suis affecté est japonaise, âgée de 20 à 30 ans, donc je peux difficilement rêver mieux pour ce qui est d’améliorer mon japonais… Enfin, on va éviter de s’enflammer, je vous dirai comment tout ça se déroule de toute façon… D’ailleurs j’imagine que dans un premier temps j’aurai pas mal de choses à raconter, ne serait-ce qu’à titre cathartique. Désolé d’avance.

Profitant de mes quelques jours de vacances, comme je me suis levé un peu tard pour aller à Kyôto comme je l’avais projeté, je suis allé dans la zone nord du département, pour me ballader au Banpaku Kinen Kôen, un énorme ensemble d’attractions, musées, expositions et parcs, où eut lieu une grosse exposition mondiale en 1970. J’avais bien envie de verdure (pas de mauvais jeu de mot, merci, bien que…), comme quoi tout arrive, et vu qu’il n’y avait pas un chat à l’horizon, je me suis dit que je me contenterais des parcs (vastes) pour aujourd’hui. Le temps était assez variable, il commence à cailler pas mal d’ailleurs, mais comme escompté, certains arbres voient leur feuillage rougir pour un résultat vraiment magique… Je fais péter les photos.

Quand on arrive, on est accueilli par ce truc é-n-o-r-m-e :

Goldorak go... Brrrrrrrr....  

Les arbres…

parc 1 parc 2

parc 3 parc 4

parc 5  parc 6

Un peu d’exotisme :

bien dégagées, les oreilles, merci. le canasson steampunk

お死事 dans Moi 22nov2007029640x480.vignette ??? wtf ???

Vraiment, j’ai kiffé…

là c'était juste trop beau... ... alors j'en rajoute...

... une couche. 

Et ma sale gueule avec la super coupe de cheveux, Lycée Lumière style… Et avec la quadruple dose, j’espère que je suis dispensé pour un bout de temps.

 le désastre capillaire mais bon... ... ça repousse.

 RIP Asuma... ha ha C'est vrai, je peux ?

18 novembre 2007

I, robot

Publié par pierojapon dans Moi

« Le travail, c’est la santé » qu’ils disaient. Bah franchement, mis à part la joie que ça peut procurer quand ça se termine, c’est juste la misère, ce boulot. En gros, sur les 5 heures quasi-quotidiennes que je subis, je passe la majeure partie du temps à gambader dans les couloirs d’un étage déterminé à pousser un chariot rempli de yukata et de taies d’oreillers surplombés de draps et autres housses de couettes usagées. Et comme je suis affecté à un « sempaï », je peux même pas y aller tranquillement à mon rythme, non, non. Il faut y aller de toutes ses forces, isshokenmei quoi. Le pire dans l’histoire c’est que même en faisant du mieux possible, le type va presque deux fois plus vite que moi… En même temps je le plains un peu, surtout qu’aujourd’hui il m’a avoué qu’il n’avait que deux ou trois jours de repos par mois, et lui, il est pas à mi-temps ! Les premiers jours, j’étais tellement crevé que quand je rentrais, je mangeais un bout et j’allais pioncer une à deux heures. Là, je crois que je commence à prendre le pli (ah, ah), mais vraiment j’espère vite trouver autre chose. Isshokenmei. Le pire, c’est qu’en plus d’être payé au lance-pierre (800 yens de l’heure environ, moins 20% de taxes, je vous laisse faire la comparaison avec le salaire minimum horaire français, à coût de vie relativement égal), on retrouve de temps en temps des petits « cadeaux » laissés par les clients entre les draps, surprises à l’origine parfois difficilement décelable, le plus souvent de bonnes grosses traces de freins, de temps en temps une immonde flaque de pisse qui aura fait son chemin jusqu’au plus profond du matelas. Toujours sympa. Au moins ça coupe l’éventuelle faim qui peut survenir après quelques heures de taf. L’autre truc bien hardcore, c’est le fait que dans chaque chambre on peut voir l’heure qu’il est. Et comme on fait tout le temps la même chose,  qui ne dure que quelques minutes à peine, parfois on regarde l’heure en quittant une chambre, pour s’apercevoir que dans la suivante l’horloge affiche deux minutes de moins… De l’art de remonter le temps.  

Sorti de ça, j’ai aussi dû me résigner à aller faire un saut chez le coiffeur du coin. J’ai pas été déçu. Faudra que j’en teste d’autres, mais ils semblent avoir une façon de procéder assez différente de ce que je connaissais jusqu’alors. Sans doute un héritage du temps des samouraïs et autres ninjas, à base de rafales de coups de ciseaux dispensées à mon avis au petit bonheur la chance ; y’avait un petit côté « Edward aux mains d’argent » pour tout dire… Malheureusement, le résultat n’est pas vraiment à la hauteur des haies parfaitement taillées du jardin du freak pré-cité. L’étape préalable du shampoing était pas mal aussi, à base de serviette qu’on te colle sur la face et qui te conduit limite à l’asphyxie…

Pour finir, je suis retourné au club Drum and Bass de la dernière fois avec deux potes français vendredi soir dernier, après un petit resto de Kushi-katsu (genre de brochettes panées variées que l’on trempe dans une petite auge de sauce commune et que l’on peut agrémenter de salade) situé dans le quartier qui n’est ni plus ni moins que l’endroit à partir duquel la ville d’Osaka s’est développée (Shin Imamiya), et j’ai finalement pris ma première grosse cuite au Japon. Sans rentrer dans les détails les plus dégueus, je crois que j’ai passé des heures à danser comme un abruti (ce qui en dit déjà long sur mon état à ce moment là), pour finir par un petit somme sur la cuvette des toilettes, avant de rempiler pour un Mac Do où j’aurai là aussi sombré à peine assis devant mon plateau, puis, histoire de pas faire les choses à moitié, un bon comatage dans le train du retour qui m’aura vu me réveiller en pleine campagne, quelques dizaines de stations au-delà de la mienne… Rentré au bercail à 11h du matin en fin de compte, sur mon titubant destrier.  

PS : Guigui, peux tu me redonner ton adresse email, stp ?

12 novembre 2007

La vie de mes rêves

Publié par pierojapon dans Moi

Assez étrangement, je continue de rêver chaque nuit abondamment, et surtout, j’arrive quasi toujours à parfaitement m’en rappeler. C’est la même pour vous (c’est pas le cas de mes deux co-turnes en tout cas) ? Certaines fois, je me dis même que dans un sens je préférerais dormir en permanence, c’est pas que je m’emmerde trop ou que je sois déprimé, loin de là je vous rassure, mais entre aller faire du vélo/ des courses/ regarder la télé/ fumer des clopes, etc, ou faire des trucs complétement surréalistes, le choix est vite fait je trouve… D’autant plus que si on considère le souvenir du rêve comme une mémoire à part entière, qu’est-ce qui la différencie concrètement d’un souvenir lambda ? Bien sûr le rêve ne s’est jamais produit dans notre réalité, mais puisqu’il a apporté son lot de sensations et d’émotions conformes à celles ressenties dans la vie réelle (appréhension, surprise, plaisir, etc), au final qu’est ce que ça change ? Je veux dire, ok, on a rien « vécu », mais on a « ressenti ». Des fois, je suis dans le métro, je fixe le paysage qui défile, et je repense à ce à quoi j’ai rêvé la nuit précédente (« putain, trop génial de pouvoir ralentir une chute libre en vélo juste en freinant ! » …). Et j’aime assez ça.

Trêve de fumisterie, passons au concret. Samedi, Yûki avait donc invité sa petite copine et deux de ses amies à dîner chez nous. Niveau dentitions, rien à redire de particulier, mais la photo parle d’elle-même. Soirée « so-so » si je puis me permettre, je m’éclate plus à lire un manga qu’à passer des moments comme ça, pour situer… Enfin voilà, ça, c’est fait. Au passage je me serai vu attribuer une ressemblance de faciès avec un quelconque Sumo (de type caucasien j’imagine… je crois que je l’ai aperçu à la télé d’ailleurs, y’a un championnat ces jours-ci), ça fait toujours plaisir. Autant dire que j’aurais pu t’en trouver moi, des similitudes entre une paire de bestioles ou autres bousins concernant nos invitées, mais bon, on était pas à la foire, j’allais pas risquer de froisser Yûki ni son amie (c’est la plus jolie des trois ou la moins moche, selon vos goûts, la plus cool aussi). Je crois d’ailleurs que c’est le jour où je me suis couché le plus tôt depuis mon arrivée au Japon. 

Nabe/ maguro party 

Ensuite, j’ai fini par trouver un boulot (de merde). Par le plus grand des hasards, c’est juste le même boulot que celui du schtroumph grognon (même si lui, travailleur de l’Est s’il en est, en cumule désormais deux), à savoir, ô joie, nettoyer des chambres d’hôtel et faire des lits, le tout à mi-temps. Finies les grasses matinées, du moins pour l’instant. Bon, d’après ce que j’ai compris, c’est vraiment chiant comme, allez, un concert de Mogwaï debout : pas le droit de taper la discute, pas le droit de cloper pendant 5 heures, pas le droit d’avoir (trop) de cheveux, le droit de rien sinon de se péter le dos à bouger des gros lits et passer l’aspirateur. Chouette, hein ? Je sens que je fais des envieux. Et cerise sur le gâteau, c’est pas avec ça que je vais améliorer mon japonais, au mieux j’aurai un aperçu de la façon dont on vit l’exploitation esclavagiste au pays du soleil levant (je vous ai parlé du salaire ?). Ce sympathique petit programme commence mercredi matin, et en ce qui me concerne pourrait très bien prendre définitivement fin ce même mercredi à midi… Plus sérieusement, je me vois vraiment pas faire ça bien longtemps ; la quête continue, donc.

Pour finir, je crois qu’on touche tranquillement à la fin des beaux jours, il commence à faire frisquet, les feuilles des arbres se teintent petit à petit de rouge orangé (il est temps d’aller faire un saut à Kyôto), et de petites mauvaises habitudes commencent à se démarquer, notamment au niveau de la nourriture. Chaque jour, en gros, je touche à ces drogues que vous trouverez en photo ci-dessous, à savoir le nigiri au thon, le biscuit genre mini  »Petit Ecolier » (mais toutes les friandises sont « mini » ici, cf la tablette de chocolat de 40 grammes…), et le fromage-bout-de-plastique à effiler.

junk food

Ah, et en bonus, une petite enseigne funky.  

Juste un minimum, hein...

8 novembre 2007

Du rab…

Publié par pierojapon dans Eux

La « constance » et moi, ça fait deux (au moins), et c’est pas nouveau. Pas assez de photos d’habitude, et cette fois j’en ai trop. Notamment de la bouffe, avec ci-dessous notamment la spécialité locale : l’Okonomiyaki. C’est plutôt pas dégueu, à base d’un tas d’ingrédients (dont des udon, du fromage, de l’oeuf, etc) mixés et cuits sous les yeux du client sur une énorme plaque chauffante. A noter qu’en général l’okonomiyaki est totalement recouvert de mayonnaise, mais la moitié sans, c’était la mienne, on se refait pas.  

j'ai oublié le nom de ce truc là... okonomiyaki

Sinon, profitant du temps quasi-estival de ces derniers jours (bermuda et tee-shirt de rigueur), du moins jusqu’à ce que le soleil se couche, je suis allé me ballader dans un petit parc situé à 5 minutes à pied de notre appartement – bien qu’il m’ait fallu une petite heure pour arriver à le dénicher (…). Le nom du parc étant le « parc des/aux roses », j’espère que vous aimez ça, les roses. L’endroit idéal pour zoner 1/ en famille ou 2/ avec une copine. J’ai trouvé le parc, le 1/ ne m’intéressant pas, reste à trouver le 2/.   

bara no kôen 4 bara no kôen 1 bara no kôen 2

la vie en roses... bara no kôen 3 le man qui pisse

Enfin, une petite dédicace pour Péma, photo prise depuis le train donc pas super nette. Cherchez pas à comprendre… Plus de bla-bla dans les jours à venir, promis !

Péma special :)

8 novembre 2007

L’aspirafric

Publié par pierojapon dans Moi

Samedi dernier, comme un couple d’amis français du schtroumph grognon était de passage sur Osaka (« merci » pour le Canard PC au passage, hein…), on s’est dit qu’on irait taper la graille tous ensemble le soir après leur journée de ballade en ville. On s’est donc retrouvés à Shinsaibashi, dont vous pouvez admirer quelques clichés ci-dessous. Yûki s’étant avéré incapable de retrouver le restaurant où il voulait nous emmener (ça tombait plutôt bien, on était partis pour du nabe – soit de la soupe, ça me disait quand même trop rien sur le coup), il a fallu improviser.

random pix 1 random pix 2

 Asahi, c'est (cher) la vie random pix 3

C’est alors que notre colocataire eut une brillante idée : pourquoi ne pas se faire un petit shabu-shabu (fondue japonaise) ? L’appel de l’estomac étant plus fort que les gémissements de mon porte-feuille affolé (le shabu-shabu, c’est pas donné), et, étant probablement le seul français du groupe à savoir qu’on allait raquer sévère, je ne pipai mot et assurai la troupe qu’on allait sacrément se gaver. Nos panses dûment remplies de fines tranches de délicieuses viandes trempées brièvement dans une eau bouillante, tout en ayant pu admirer le tatouage dorsal d’un Yakuza qui mangeait à nos côtés (un putain de dragon énorme… j’en veux un !), l’heure de l’addition approchait… De mémoire : 40 000 yens pour 5 personnes (de tête comme ça, on doit arriver à 250 euros). C’aurait pu être pire, bien pire. L’occasion aussi de constater que l’ami Yûki, à l’instar de nombre de ses compatriotes, vire au rouge écarlate après une bière ingurgitée, hé hé.     

shabu shabu !

Comme il nous restait encore pas mal de temps avant de devoir retourner à la station pour ne pas louper le dernier train de 23h30 (que j’ai raté une fois la semaine dernière, je vous raconte même pas la galère pour rentrer… grosse, grosse lose), on s’est dit qu’on avait qu’à aller continuer à nous alléger de nos deniers dans un bar, et effectivement ça a pas loupé : 30 000 yens et quelques en deux heures… Sur ce coup là par contre ça faisait un peu mal aux fesses : les boissons étaient vraiment faiblement alcoolisées, et il a fallu en venir aux shots de Tequila pour ressentir une certaine ivresse, et parvenir ainsi à faire abstraction de l’horrible musique de fête forraine captée par nos esgourdes endolories.  

 Here comes Yûki !

 A shot at the shots DJ Yûki, Tequila mix

Ensuite, malgré l’envie de continuer la soirée, il a bien fallu se résigner à rentrer, puisque comme je vous l’ai déjà expliqué c’est un peu tout ou rien au niveau des horaires, et le lendemain Pierre devait aller travailler.

Voilà, voilà. Une petite (mais coûteuse) soirée à Osaka.

sont beaux mes collocs...

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